
Le baril a donc franchi le cap symbolique des 100 dollars ce matin (jusqu’à 115 dollars !). La dernière fois, c’était au printemps 2022, lors de l’attaque russe en Ukraine. On connaît la suite… Quelques semaines plus tard industriels et distributeurs ré-ouvraient un cycle de négociations pour intégrer les nouveaux coûts de production. D’où la question : va-t-il falloir se remettre au tour de la table ? C’est bien une perspective. Le cours du gaz s’emballe aussi et finira par peser sur la production, la conservation et le transport (selon les contrats). Sans compter l’effet sur les emballages, dont une part – les plastiques – proviennent directement du pétrole.
Différence néanmoins avec 2022 : le déclenchement de la guerre en Ukraine avait entraîné par ricochet la flambée des cours du blé et des céréales (dont l’Ukraine est un producteur majeur). Et blé et céréales, au-delà d’être la matière première du pain, sont la base de l’alimentation des porcs et des volailles, ce qui induit un effet inflationniste en cascade. Voilà pourquoi la perspective de nouvelles “négos” pourrait bien se poser. À peine sorti des précédentes…



