
Comment attraper un chaud et froid dans l’Est en cette fin d’automne ? En visitant les anciens Cora transformés par Carrefour… Après les sueurs glacées de Moulins-lès-Metz (57) il y a trois semaines, la team Dauvers vous emmène à Mundolsheim (67), au nord de Strasbourg. Vous allez voir, c’est nettement plus réconfortant !
Avant de commencer, je préviens tout de suite les esprits chagrins. Comme la fois précédente, cette visite n’a pas été commandée ni même suggérée. Aucune intention non plus de plaire aux uns ou de déplaire aux autres. Vous touchez du doigt ici l’un des travers les plus indécrottables de la maison Dauvers : aller en magasin quand bon nous semble, à l’improviste, pour observer ce qui est donné à voir aux clients.
Et quand on y prend autant de plaisir qu’à Mundolsheim, ce n’est plus un travers, c’est du vice ! Totalement assumé. Parce qu’ici, Carrefour fait la preuve qu’il est capable de conserver les aspérités qui faisaient le sel de Cora, à commencer par le travail des produits frais.
Les lecteurs de VIGIE GRANDE CONSO en ont déjà eu la démonstration avec la visite de Carrefour Wittenheim (68) près de Mulhouse. Découverte aujourd’hui de “Mundo”, un autre hyper emblématique de l’ancien réseau Cora. Les travaux enfin achevés (ils ont été étalés sur un an), le site a vocation à servir de référence aux autres ex-Cora de Carrefour. Avec des ajustements, évidemment, en fonction du potentiel de chaque site.
Sur une surface inchangée de 15 000 mètres carrés, Carrefour Mundo continue de jouer sur la puissance de l’hyper. Il n’a guère de concurrence frontale sur ce créneau au nord de Strasbourg, ce qui ne l’empêche pas de s’adapter à l’air du temps.
Le gros électro est réduit à la portion congrue tandis qu’un shop in shop “seconde vie” est exploité en partenariat avec Easy Cash. Un Atelier des fleurs accueille les clients à l’entrée, le saisonnier est puissant (on ne rigole pas avec Noël en Alsace), l’univers maison est un vrai point de force.
Comme à l’époque Cora, l’hyper investit sur les rayons gaming et culture. La presse aussi est toujours là. Le bar à encres est présent (pour recharger les cartouches d’imprimante) et le “village des services” (le kiosque accueil façon Cora) n’a pas quitté son emplacement à l’intérieur de la surface de vente. Une parapharmacie flambant neuve s’étend sur 350 mètres carrés.
Quant à la zone marché, c’est un petit paradis. Le fait-maison s’invite partout. Le stand traiteur, distinct de la charcuterie (et distinct de la rôtisserie !), dispose de sa propre cuisine. La boucherie jongle avec les élaborés, les découpes à cuire sur pierre et les kits burgers ou fajitas pour attirer toutes les générations. La marée et la fraîche découpe sont au rendez-vous. Le fromage coupe a conservé la configuration en vente par l’avant du concept Cora, tandis que la charcuterie prend ses aises derrière un grand stand classique (là aussi, un sujet sérieux en Alsace).
Bref, voilà un hyper qui, sans avoir investi dans des actifs trop flamboyants, a mis la priorité sur l’offre. Carrefour, ici, n’a pas serré à outrance les frais d’exploitation, misant plutôt sur l’attractivité pour pérenniser le site. Et ça fait plaisir à voir !
Pour la visite, vous avez l’habitude : à vous de scroller…





























La parapharmacie a le nouveau concept ainsi que le nouveau logo que l’on voit sur les derniers prospectus
Il va faire pâlir certains vrais carrefour et cela pourrait donner quelques idées pour les futurs concepts carrefour
Merci pour ce reportage.
J’espère que d’autres ex Cora suivront car certains ne sont plus de toute jeunesse.
Bonjour,
Je regrette pour ma part Cora pour le moment. Vous me direz que c’est le changement d’habitudes (je vais, ou plutôt j’allais à Cora au moins une fois par semaine depuis plus de 20 ans). Mon reproche va à l’organisation. Quand je cherche des knacks, il y en a à trois endroits, et éloignés les uns des autres. Pareil pour les petits gâteaux, deux rayons distants. Des rayons sont encore vides, il faut être à l’affût pour avoir simplement mon lait sans lactose « matin léger » de Lactel.
Le nombres de caisses ouvertes est réduit avec une attente à laquelle je n’était pas habitué (le lundi matin entre 10 et 12)
Le personnel toujours aimable et serviable est encore perplexe des modifications, ne sait rien du : pourquoi des produits manquent ou ont disparu?
Bref, oui il faut accepter le changement, c’est même moteur, mais ne pas confier à un énarque parisien la logique géographique des rayons
Payé combien par carrefour, ce monsieur ?
Magnifique hyper, seule exception pour le carrelage vieillot à quelques endroits, sinon ça a l’air impeccable. C’est là où on voit l’hétérogénéité du parc Cora. Des très vieux hypers comme Mondelange, Villeneuve d’Ascq ou Dunkerque cohabitent à côté de “vitrines” comme Colmar Houssen, Publier et Mundo.
Et avez-vous prévu de visiter le nouveau E.Leclerc Phare de l’Europe à Brest qui a ouvert jeudi 04/12 ?
Tous les Cora ne sont pas au niveau de Carrefour mais ils pâtissent généralement de moins bons emplacements dans des régions en difficulté économique (Hauts-de-France, Lorraine).
Et la stratégie de Carrefour de “prendre son temps” pour la transition d’enseigne n’est pas bénéfique sur les sites en mauvais état car le client ne voit pas de bénéfice physique du changement d’enseigne (à part évidemment les prix).
Dans ma ville, Saint-Quentin, Cora était placé à +12% en prix par rapport à Leclerc (de surcroît le moins cher de France) selon le comparateur de Leclerc.
Depuis que cet été Carrefour est à +3% seulement !
Moi je n’oublierai pas mon Cora Mundo. Je me souviens des slogans des brochures : “Cora Mundolsheim, c’est déjà Noël” ou “Cora Mundolsheim, le plaisir de préparer Noël” ou encore “Un été en Alsace, Cora Mundolsheim”. Incontestablement, Cora était au top et, encore aujourd’hui, Cora reste mon unité de référence pour mesurer la qualité d’un hypermarché.