
La crise est sévère, mais les ventes résistent presque étonnamment. Ainsi se résume la situation du rayon lait maternisé, dans la tourmente depuis le début de l’année et les retraits de produits successifs : Guigoz, Nidal, Gallia, Blédina, Picot, etc. Pourtant, selon NielsenIQ, il n’y a pas d’effondrement des ventes : – 1 % sur les trois premières semaines de l’année. C’est certes un recul, mais sur un rythme en ligne avec l’année précédente. En clair : il n’y a pas d’accélération d’une tendance de long terme, ne serait-ce que parce que les parents ne changent que rarement de marque de lait en cours d’allaitement !
Au-delà, la tendance est nette. Sur une dizaine d’années, selon Circana, les ventes volumes ont reculé de 26 %. Pour le coup, c’est d’abord la conséquence de l’évolution démographique et de la baisse du nombre de naissances. Hormis 2021 (sans doute l’oisiveté des confinements !), le recul est régulier selon les calculs de l’INSEE. Deux autres facteurs influencent la consommation de laits maternisés, mais de manière plus marginale : l’allaitement maternel et l’utilisation (ou non) de “laits de suite”. C’est là où la crise sanitaire pourra avoir de l’effet à moyen terme, par exemple dans le nombre de mamans qui décideront d’allaiter dans les prochains mois.




