
Satisfaire la totalité des besoins reste une gageure pour le e-commerce alimentaire. A fortiori quand, comme Picnic, on ne propose “que” 10 000 références. C’est sur les produits frais, et le PFT/poids variable en particulier, que l’offre pêche le plus, naturellement. Alors pour augmenter la fréquence de visite et doper le panier (90 € à date), Picnic est décidé à offrir plus. Et le fait savoir dans son appli, avec une nouvelle “boutique marché” depuis trois semaines. Ces offres complémentaires ont été travaillées en direct (comprendre sans Intermarché, qui approvisionne plus de 90 % des produits disponibles par ailleurs, MDD incluse), avec la volonté de monter en gamme. C’est sur la boucherie et le fromage que le gain est le plus visible. En complément des basiques, Picnic propose désormais quelques découpes à base d’angus, de la bavette de simmental ou du faux-filet maturé, par exemple. En fromage, des AOP ou spécialités un peu plus pointues intègrent la boutique dédiée : époisses, brie à la truffe, roquefort bio, etc.
Le frais industriel est davantage poussé aussi. Le centre de préparation de commandes de Moissy-Cramayel (77), qui dessert toute l’Île-de-France dans l’attente d’un second entrepôt au nord de la région, achève des travaux qui lui permettent de passer de 3 000 à 4 200 réf. en froid positif.
Dans ses prochaines zones d’implantation, Picnic voudrait pousser le curseur de l’offre globale à 18 000 codes, soit un quasi doublement de l’assortiment par rapport à l’actuel ! Ce niveau le placerait dans les standards des LADistes alimentaires et au niveau des drives d’hypers. La prochaine cible reste Lyon (avec des hubs à Annecy, Valence, Grenoble et Saint-Etienne) comme je l’avais révélé (ici). Encore faut-il trouver l’entrepôt idoine sur place ! L’affaire n’est pas encore signée à cette heure. Mais l’objectif d’ouvrir Lyon et sa grande région avant la fin de l’année reste d’actualité.



