
On continue cette exploration du “monde” Picnic. Aujourd’hui, les performances commerciales et économiques du LADiste néerlandais en France. L’an dernier, les ventes ont progressé de plus de 30 % pour atteindre 126 millions d’euros HT (environ 140 M€ TTC). Derrière cette progression, il y a la montée en puissance sur son bastion historique du Nord et l’effet de parc avec la couverture d’une seconde région : l’Ile-de-France. Une expansion qui – sans surprise – se paye cash : Picnic a encore accru ses pertes en 2025 avec un résultat d’exploitation négatif de 45 millions. Conséquence de ces exercices déficitaires (145 M€ depuis l’arrivée en France), la maison mère néerlandaise doit régulièrement renflouer les comptes de sa filiale française : 25 millions d’euros d’apport en capital en juillet 2025 et encore 45 millions cette année, en mars. Deux lectures possibles de la situation : d’un côté, Picnic est une formidable machine à brûler du cash comme l’avait été en son temps le quick-commerce ; de l’autre, la foi des actionnaires dans leur modèle est inébranlable. L’évolution sur leur marché domestique, les Pays-Bas où tout a commencé en 2015, les fait évidemment pencher pour la seconde option !
NB : pour les curieux, je prépare un webinaire “Inside Picnic”. Une heure pour tout savoir et tout comprendre de l’organisation Picnic : préparation, prix, offre. Comme c’est le premier de l’exercice, ça sera même “free of charge” parce que j’ai trop envie de vous préparer ça. Mais, évidemment, ça sera premier arrivé / premier servi. Donc pour être prévenu, un p’tit mot ici >>




