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Le drive, nouveau «must-have» du commerce ?

LES FAITS. Cora a ouvert hier ses quatre premiers drive à Villers Semeuse, Ermont, Wittenheim et Moulins les Metz. De fait, le groupe Bouriez est le dernier à se positionner sur une activité dont la rentabilité demeure… un mystère !
C’était il y a dix ans, jour pour jour. Presque une éternité ! En juin 2000, Auchan ouvrait son premier drive à Leers dans le Nord. A l’époque, 250 références seulement, quasi exclusivement des «pondéreux» et un seul mode de commande, à la borne du site. Dix ans plus tard, Cora, le dernier groupe encore absent de ce nouveau marché se lance enfin. Quatre magasins ouvrent leur service cette semaine, d’abord pour le personnel, probablement dès la semaine prochaine pour les clients. Plus tôt dans l’année, c’est Carrefour qui avait fait état de ses ambitions après avoir ouvert un premier site à La Garenne Colombes en octobre dernier. Objectif 173 drive d’ici à 2013, doLES FAITS. Cora a ouvert hier ses quatre premiers drive à Villers Semeuse, Ermont, Wittenheim et Moulins les Metz. De fait, le groupe Bouriez est le dernier à se positionner sur une activité dont la rentabilité demeure… un mystère ! C’était il y a dix ans, jour pour jour. Presque une éternité ! En juin 2000, Auchan ouvrait son premier drive à Leers dans le Nord. A l’époque, 250 références seulement, quasi exclusivement des «pondéreux» et un seul mode de commande, à la borne du site. Dix ans plus tard, Cora, le dernier groupe encore absent de ce nouveau marché se lance enfin. Quatre magasins ouvrent leur service cette semaine, d’abord pour le personnel, probablement dès la semaine prochaine pour les clients. Plus tôt dans l’année, c’est Carrefour qui avait fait état de ses ambitions après avoir ouvert un premier site à La Garenne Colombes en octobre dernier. Objectif 173 drive d’ici à 2013, dont 16 cette année. Dans le même temps, les enseignes déjà actives sont engagées dans une véritable course de vitesse. Leclerc a par exemple inauguré cinq drive ces 15 derniers jours, Super U annonce 380 sites en fin d’année (quelques véritables «pistes» de drive et une majorité de simples points de retraits) et Chronodrive promet de doubler son parc en 2010. La course est donc lancée. Mais y-a-t’il vraiment quelque chose à gagner ? C’est aujourd’hui tout le mystère du drive et un vrai sujet d’étonnement : 10 ans après la première unité, et alors que tous les groupes affichent désormais leurs ambitions, le modèle économique et organisationnel n’est pas encore clairement posé. Picking sur la surface de vente ou en entrepôt ? Prix identiques au magasin, avec ou sans frais de préparation ? Ou tarifaire spécifique ? Ou encore formule hybride (le prix magasin, sans les promos) ? Des questions juste… fondamentales qui trahissent le tâtonnement des enseignes. Sans surprise, la formule qui recueille le plus grand succès commercial – et de loin – cumule le prix magasin et la gratuité du service. C’est entre autres le modèle Leclerc Drive ou, plus récemment, Cora. Logique ! Le client a alors le beurre et… l’argent du beurre. Et le commerçant ?  Quelle rentabilité escompter d’une forme de vente qui offre le prix du libre-service tout en offrant le service du picking ? Aucune évidemment, sauf cas particulier (un bâtiment inexploité au coût marginal !) ou gestion analytique approximative (lorsque le personnel de l’hyper est largement sollicité sans être complètement intégré au compte d’exploitation, ça existe…). Faut-il pour autant condamner le drive ? A l’évidence non, car il s’inscrit dans son époque où l’utilitarisme gagne, jusqu’aux courses alimentaires. A 10 ou 15 ans, le drive sera probablement un «must-have» du commerce. Un service incontournable. Pas franchement un atout pour qui le propose. Mais carrément un inconvénient pour qui l’aura négligé. Et le propre des «must have», c’est précisément que la rentabilité n’est plus une question. Comme si un centre commercial digne de ce nom s’imaginait ouvrir sans toilettes publiques, faute de pouvoir y vendre le papier hygiénique… Olivier Dauversnt 16 cette année. Dans le même temps, les enseignes déjà actives sont engagées dans une véritable course de vitesse. Leclerc a par exemple inauguré cinq drive ces 15 derniers jours, Super U annonce 380 sites en fin d’année (quelques véritables «pistes» de drive et une majorité de simples points de retraits) et Chronodrive promet de doubler son parc en 2010.
La course est donc lancée. Mais y-a-t’il vraiment quelque chose à gagner ? C’est aujourd’hui tout le mystère du drive et un vrai sujet d’étonnement : 10 ans après la première unité, et alors que tous les groupes affichent désormais leurs ambitions, le modèle économique et organisationnel n’est pas encore clairement posé. Picking sur la surface de vente ou en entrepôt ? Prix identiques au magasin, avec ou sans frais de préparation ? Ou tarifaire spécifique ? Ou encore formule hybride (le prix magasin, sans les promos) ? Des questions juste… fondamentales qui trahissent le tâtonnement des enseignes.
Sans surprise, la formule qui recueille le plus grand succès commercial – et de loin – cumule le prix magasin et la gratuité du service. C’est entre autres le modèle Leclerc Drive ou, plus récemment, Cora. Logique ! Le client a alors le beurre et… l’argent du beurre. Et le commerçant ?  Quelle rentabilité escompter d’une forme de vente qui offre le prix du libre-service tout en offrant le service du picking ? Aucune évidemment, sauf cas particulier (un bâtiment inexploité au coût marginal !) ou gestion analytique approximative (lorsque le personnel de l’hyper est largement sollicité sans être complètement intégré au compte d’exploitation, ça existe…).
Faut-il pour autant condamner le drive ? A l’évidence non, car il s’inscrit dans son époque où l’utilitarisme gagne, jusqu’aux courses alimentaires. A 10 ou 15 ans, le drive sera probablement un «must-have» du commerce. Un service incontournable. Pas franchement un atout pour qui le propose. Mais carrément un inconvénient pour qui l’aura négligé. Et le propre des «must have», c’est précisément que la rentabilité n’est plus une question. Comme si un centre commercial digne de ce nom s’imaginait ouvrir sans toilettes publiques, faute de pouvoir y vendre le papier hygiénique…
Olivier Dauvers

TGC82LES FAITS. Cora a ouvert hier ses quatre premiers drive à Villers Semeuse, Ermont, Wittenheim et Moulins les Metz. De fait, le groupe Bouriez est le dernier à se positionner sur une activité dont la rentabilité demeure… un mystère !

C’était il y a dix ans, jour pour jour. Presque une éternité ! En juin 2000, Auchan ouvrait son premier drive à Leers dans le Nord. A l’époque, 250 références seulement, quasi exclusivement des «pondéreux» et un seul mode de commande, à la borne du site. Dix ans plus tard, Cora, le dernier groupe encore absent de ce nouveau marché se lance enfin. Quatre magasins ouvrent leur service cette semaine, d’abord pour le personnel, probablement dès la semaine prochaine pour les clients. Plus tôt dans l’année, c’est Carrefour qui avait fait état de ses ambitions après avoir ouvert un premier site à La Garenne Colombes en octobre dernier. Objectif 173 drive d’ici à 2013, dont 16 cette année. Dans le même temps, les enseignes déjà actives sont engagées dans une véritable course de vitesse. Leclerc a par exemple inauguré cinq drive ces 15 derniers jours, Super U annonce 380 sites en fin d’année (quelques véritables «pistes» de drive et une majorité de simples points de retraits) et Chronodrive promet de doubler son parc en 2010.

Image 1La course est donc lancée. Mais y-a-t’il vraiment quelque chose à gagner ? C’est aujourd’hui tout le mystère du drive et un vrai sujet d’étonnement : 10 ans après la première unité, et alors que tous les groupes affichent désormais leurs ambitions, le modèle économique et organisationnel n’est pas encore clairement posé. Picking sur la surface de vente ou en entrepôt ? Prix identiques au magasin, avec ou sans frais de préparation ? Ou tarifaire spécifique ? Ou encore formule hybride (le prix magasin, sans les promos) ? Des questions juste… fondamentales qui trahissent le tâtonnement des enseignes.

Sans surprise, la formule qui recueille le plus grand succès commercial – et de loin – cumule le prix magasin et la gratuité du service. C’est entre autres le modèle Leclerc Drive ou, plus récemment, Cora. Logique ! Le client a alors le beurre et… l’argent du beurre. Et le commerçant ?  Quelle rentabilité escompter d’une forme de vente qui offre le prix du libre-service tout en offrant le service du picking ? Aucune évidemment, sauf cas particulier (un bâtiment inexploité au coût marginal !) ou gestion analytique approximative (lorsque le personnel de l’hyper est largement sollicité sans être complètement intégré au compte d’exploitation, ça existe…).

Faut-il pour autant condamner le drive ? A l’évidence non, car il s’inscrit dans son époque où l’utilitarisme gagne, jusqu’aux courses alimentaires. A 10 ou 15 ans, le drive sera probablement un «must-have» du commerce. Un service incontournable. Pas franchement un atout pour qui le propose. Mais carrément un inconvénient pour qui l’aura négligé. Et le propre des «must have», c’est précisément que la rentabilité n’est plus une question. Comme si un centre commercial digne de ce nom s’imaginait ouvrir sans toilettes publiques, faute de pouvoir y vendre le papier hygiénique…

Olivier Dauvers

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Economie et écologie : l’aveu (très honnête) de U

Un p’tit mot « live » depuis les Herbiers (Vendée) où Système U Ouest présente cet après-midi sa politique environnementale. A dire vrai, pas de surprise dans les grandes directions suivies : panneaux solaires pour produire de l’eau chaude, valorisation des déchets, économies d’électricité en tout genre, semis à barre (pour passer de 33 à 66 palettes) ; Pour une bonne part (et comme pour toutes les enseignes), voilà d’abord un exercice de communication régionale. Il suffisait d’ailleurs de voir avec quelle « ferveur » était attendue la journaliste de Ouest-France qui, par son arrivée, donna le top départ de la conférence de presse !

Au-delà, et c’est le véritable l’objet de ce post, je suis frappé par l’honnêteté intellectuelle d’Alain Rocquefelte, le DG de la centrale Système U Ouest. Il attaque sa conférence de presse par une rare remise en perspective sur la nécessaire conjugaison de l’écologie et de l’économie : « Une politique environnementale qui irait à l’encontre de l’intérêt économique de l’entreprise n’aurait pas de sens ». Voilà qui a le mérite de la clarté. Plus loin, évoquant la nouvelle stratégie transport, Alain Rocquefelte, en remet une couche. « L’objectif de départ était économique, le gain écologique est une conséquence« . C’est évidemment le cas pour la grande majorité des politiques environnementales. Système U a au moins le mérite de l’avouer. Bravo !

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Des patrons bien loquaces !

Des patrons bien locaces !
Le début de l’année est une période généralement propice aux interviews de grands patrons. Et pour cause… Alors que la fin des négociations approche, ils ont des messages à faire passer aux industriels. Après Michel-Edouard Leclerc dans le Figaro (20 janvier), c’est donc au tour de Serge Papin, président de Système U de s’épancher dans l’hebdomadaire LSA. Chaque année, c’est le même défi pour les U : comment se rapprocher des conditions d’achat des meilleurs, sans en avoir la taille ? Réponse : en se faisant le meilleur ami des marques ! Ainsi peut-on apprendre dans LSA que Système U est «la seule enseigne dont le chiffre d’affaires réalisé avec les marques nationales a augmenté. Le marché des marques nationales est à – 1,1 % quand nous sommes à + 1,8 %». Et pour les mal-comprenants, Serge Papin  enfonce le clou : «Nous comptons améliorer nos conditions d’achat auprès des industriels. Rares sont les distributeurs qui peuvent offrir aux industriels notre niveau de croissance» (+ 3,3 % en 2009). Et, de fait, dans les négos, les industriels «achètent» soit la taille soit la croissance. C’est ce que Serge Papin voulait rappeller aux quelques comptes-clés qui l’auraient oublié !
Le début de l’année est une période généralement propice aux interviews de grands patrons. Et pour cause… Alors que la fin des négociations approche, ils ont des messages à faire passer aux industriels. Après Michel-Edouard Leclerc dans Le Figaro (20 janvier), c’est donc au tour de Serge Papin, président de Système U de s’épancher dans l’hebdomadaire LSA. Chaque année, c’est le même défi pour les U : comment se rapprocher des conditions d’achat des meilleurs, sans en avoir la taille ? Réponse : en se faisant le meilleur ami des marques ! Ainsi peut-on apprendre dans l’interview que Système U est «la seule enseigne dont le chiffre d’affaires réalisé avec les marques nationales a augmenté. Le marché des marques nationales est à – 1,1 % quand nous sommes à + 1,8 %». Et pour les mal-comprenants, Serge Papin  enfonce le clou : «Nous comptons améliorer nos conditions d’achat auprès des industriels. Rares sont les distributeurs qui peuvent offrir aux industriels notre niveau de croissance» (+ 3,3 % en 2009). Et, de fait, dans les négos, les industriels «achètent» soit la taille soit la croissance. C’est ce que Serge Papin voulait rappeller aux quelques comptes-clés qui l’auraient oublié !

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La carte Visa Total cale au démarrage

Image 4Total s’est finalement résigné à l’avouer. Sa carte Visa (l’une des premières cartes co-brandées à être arrivées sur le marché il y a an) connaît un démarrage poussif. L’objectif anticipé à 12 mois sera atteint, au mieux, que dans un an. Explication avancée par le pétrolier et livrée ce matin dans les Echos : la baisse du prix des carburants – intervenue depuis le lancement – qui rendrait les automobilistes moins réceptifs à l’avantage principal de la carte : 3 % de remise sur les prix à la pompe dans les 2 400 stations de l’enseigne en France (avantage poussé à 6 % si le détenteur de la carte l’utilise pour au moins 6 000 euros d’achat dans l’année). Mais, à bien y regarder, les explications sont probablement ailleurs et bien plus fondamentales qu’un effet conjoncturel. Quelle est, dans l’esprit du quidam, la légitimité de Total pour « s’occuper » de son compte bancaire ? Faible, évidemment. Un problème auquel est également confronté Système U avec sa carte Visa. Un pétrolier ou un épicier qui se fait banquier, voilà qui suppose un sacré niveau de confiance ! Sans compter que l’avantage-prix dans les stations Total est finalement très relatif, l’enseigne étant généralement de 7 à 10 % plus chère que ses concurrents les plus discount…

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Système U : opération transparence sur le prix du lait

Jeudi 18 juin, Yves Petitpas, patron de Système U Ouest, s’est livré devant un parterre de journaliste de la presse grand public à une opération transparence sur le prix du lait.

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