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Nationalisme économique, un vilain mot ?

LaitdeFranceNationalisme et préférence nationale sont deux mots qui, conjugués au mode politique, sont vite nauséabonds. Mais les voilà de plus en plus fréquemment conjugués au mode économique. Jusqu’au (presque) plus haut sommet de l’Etat. Au détour d’une interview ce matin au quotidien Les Echos, Christian Estrosi, Ministre de l’Industrie s’est plu à imaginer une étiquette qui mentionnerait le site de production d’une automobile et, pourquoi pas, la proportion de ses ingrédients français. L’objectif qu’il faut bien définir ainsi (même si Christian Estrosi s’arrête évidemment en chemin) serait de créer un nationalisme économique. Un vilain mot ? Que nenni ! Pour donner de la valeur à un prix, c’est assurémment une piste à explorer. Les Conseils Régionaux n’ont eu que peu de scrupules à pousser plus ou moins officiellement leurs marques territoriales (Produits en Bretagne, Saveurs en Or pour le Nord, Gourmandie pour la Normandie). Plus récemment, les industriels laitiers y sont aussi allés de leur territorialité : le Lait d’Ici pour Orlait et le Lait de France pour Lactalis. Toutes ces démarches ont en commun de tenter de réconcilier consommateur et citoyen. Rien d’autre qu’un nationalisme économique. A assumer donc !