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Du Point au groin…

La couverture du Point fait des vagues. En réaction à la note de jeudi dernier, de nombreux messages me sont parvenus. La majorité émanant de distributeurs, quelques uns (eh oui !) d’industriels. Mais tous avec une même tonalité : comment un tel hebdo peut se livrer à pareille curie ? Evidemment – et je l’évoquais dans la note précédente –, les enseignes ont leur travers (moi-même, je l’avoue, ai récemment et « honteusement » pressuré les imprimeurs de ma région pour gagner quelques pourcents à l’achat, probablement comme Le Point le fait !). Mais la grande distribution ressemble-t-elle dans son ensemble à la description qu’en fait Le Point ? Non, bien sûr. D’ailleurs, c’est parce qu’ils avaient eu vent de la tonalité de l’enquête (ah les réseaux…) qu’aucun patron d’enseigne n’est cité. Pas même Serge Papin ou Michel-Edouard Leclerc. MEL qui, sur son blog, a écrit tout le mal qu’il pensait de l’enquête : « Chaque secteur a ses poubelles. Pour Le Point, l’activité de la distribution se réduit à ses poubelles. Pardon ! Je me dois de nuancer. Il y a des enseignes qui sont épargnées. Devinez lesquelles : la Fnac, bien sûr, et Conforama, même pas citées.. Voilà qui évitera certainement à la rédaction de se faire taper sur les doigts ! ». Et MEL de mettre les pieds dans le plat : Le Point appartient à François Pinault, comme la Fnac et Conforama. Toujours sur le terrain des… poubelles, un lecteur du blog de MEL (qui se dit ancien industriel et « peu enclin à trouver des circonstances atténuantes au grand commerce ») résume, à sa façon, la situation : « A une époque, certains journaux faisaient les poubelles, là Le Point récolte ses infos dans le lisier, on pourrait peut être le rebaptiser Le Groin ? » En d’autres termes, cette enquête… pue. Un point, c’est tout.