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Un point, c'est tout

lePointCoup de fil d’un habitué du site hier, par ailleurs (et surtout !) distributeur de métier. Même si ce n’était pas l’objet de l’appel, il me glisse qu’il n’a “rien vu sur le dossier à charge du Point” (il y a 10 jours), alors qu’il se rappelait d’une “violente note” l’an dernier ici même. Et, donc, il s’en étonne. A vrai dire, que dire ? Rien de plus que l’an dernier. Le papier a été “commandé” (on dit ça dans la presse d’un sujet dont on connait le résultat avant l’enquête / ce qui permet de gagner du temps d’investigation) et la caricature dans le traitement est une évidence pour qui connaît un brin le commerce. Ce qui, au passage, ne signifie pas que les exemples cités ne soient pas exacts. C’est juste qu’ils ne sont pas le reflet d’une situation dans sa globalité. Un point, c’est tout. D’ailleurs, dès les premières lignes, Le Point perd tout crédit pour la quinzaine de pages du dossier en écrivant rien de moins que : “L’enquête menée par Le Point auprès de certains d’entre-eux (comprendre : les fournisseurs) suggère que l’esclavage, comparé à leur condition, revêtirait presque un aspect humain”. Grandiloquent certes, mais journalistiquement si court… Et je passe sur la mémoire des pauvres esclaves.