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Déjeuner Pascal : la "fête à Leclerc" !

ChampagneLeclercCarrefourDimanche de Pâques. Déjeuner Pascal donc. De temps à autre, j’vous parle de ma mère. Là, c’est mon beau-père. A peine arrivé il m’entreprend : “Me suis fait b***** par Leclerc” (je vais être contraint de vous épargner une partie de son langage fleuri !). En cause : l’image qu’il a de Leclerc, “l’enseigne qui se dit la moins chère” qui, tout d’un coup, s’est écroulée. La faute à une bouteille de champagne Montaudon. Dans le prospectus Leclerc, les deux flacons sont affichés à 26 euros, 25 % de ticket Leclerc en plus (ou en moins, c’est comme vous voulez). Soit un prix virtuel, remise déduite, de 9,75 euros. Persuadé de la bonne affaire, le voilà parti pour 8 bouteilles. Le lendemain, le prospectus Carrefour. En dernière page… Montaudon. Un prix de base certes plus élevé (16,50 € l’unité) mais un niveau de cash-back plus généreux, 50 %. Soit  8,25 € la bouteille. 18 % de moins. Et ça mon beau-père il a pas aimé. “Tu peux lui dire à ton Michel-Edouard Leclerc. Pas besoin de la ramener autant sur les prix !“. Sa fille tente de relativiser : “T’as fait une bonne affaire quand même“. Peine perdue : “J’aurai pu faire une meilleure affaire encore“.

Au-delà de l’anecdote, qu’en retenir ? Que l’image-prix se nourrit au moins autant de petites preuves que de grands discours. Et que la promo, par l’emphase qu’elle représente, est à la fois une formidable occasion de travailler son image-prix et un risque non négligeable. Car 18 % d’écart suppose quand même un brin d’approximation…