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Ce matin, le futur était au sous-sol de Casino

Casino1Direction le sous-sol de Casino ce matin à Paris. Là, les employés du siège ont accès à une supérette (120 m2 à vue de nez) qui est “full-NFC”. Pour faire court, la NFC est une technologie de communication de type RFID (des ondes radio) mais sur un champ plus resserré, quelques centimètres seulement. Avantage, la NFC transforme le Smartphone du client en véritable assistant de courses, notamment pour des fonctionnalités de self scanning. Pour ce faire, chaque étiquette doit intégrer une puce, laquelle est lue instantanément par le Smartphone du client. Un inconvénient : le coût de la puce. Mais deux avantages : d’une part ce n’est plus le commerçant mais le client qui investit dans l’appareil ; et, d’autre part, l’importante quantité d’informations qui est mise à la disposition du consommateur et ce, de manière beaucoup plus rapide qu’un QR code (composition, allergènes, etc.). Un premier test grandeur nature est prévu le mois prochain à Paris sur les 25 000 références du supermarché de Belles Feuilles.

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Casino3Autre usage de la technologie NFC : les murs de produits (ci-dessus). Par “mur”, il faut comprendre des affiches sur lesquels sont reproduits des produits que le client peut acheter, là encore via son Smartphone. Deux technologies sont possibles : le QR code ou NFC, via une puce intégrée à l’affiche. Là encore, l’usage via NFC est beaucoup plus rapide. Concrètement, le client rapproche son téléphone du produit et il peut valider aussitôt la commande. Libre à lui ensuite d’opter pour un retrait en magasin ou une livraison à domicile par exemple. Casino testera ces affiches à Lyon sur des zones de flux, probablement des abribus. Côté produits, l’enseigne a présenté ce matin une affiche avec notamment des solutions-repas mais n’exclue pas des PGC de marque, histoire sans doute de financer une part du dispositif.

Casino4Enfin, dernière innovation présentée ce matin : le mur digital sur lequel le client peut commander les produits présentés. Pas grand chose d’autre à vous en dire parce que : 1) au vu du rapport investissement/intérêt commercial, je n’y crois pas une seconde si ce n’est pour “faire le buzz” (mais, là, on est plus dans le commerce) ; 2) je suis à peu près sûr que nombre de mes camarades d’information présents ce matin vous parleront d’abord de ce mur digital. Au moins, nous serons-nous répartis la tâche !