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Drive inside…

LeclercDriveC’était le grand jour, attendu avec impatience. Aujourd’hui, par la sympathie de l’adhérent Leclerc de Landerneau (c’est pas rien Landerneau…), me voilà enrôlé dans l’équipe drive. J’ai si souvent «parlé» ou «écrit» drive qu’une journée à «travailler» drive me paraissait bigrement utile pour la bonne compréhension du phénomène. Que dis-je, indispensable… Pas question de vous livrer tous les secrets de Leclerc, j’ai encore envie de continuer à «rentrer» dans les drives ! Juste quelques impressions. A commencer par l’intensité physique de l’exercice. Qu’il s’agisse de la préparation des commandes (très classiquement en 3 températures) ou de la livraison, l’employé drive court, court encore et court toujours. 12 km en moyenne par jour. Sur la livraison, j’avoue avoir même pris goût au défi. A l’arrivée du client, la sonnerie qui retentit donne le top départ. Objectif : rassembler et livrer la commande en moins de 5 mn. Vite vers le stockage épicerie. Vite vers les chambres froides (frais et surgelés). Puis vite vers les pistes où les clients attendent. Un quasi sprint mais – généralement – une belle récompense : le sourire du client, trop heureux de s’éviter une corvée. Une image frappante d’ailleurs : en magasins, c’est la caissière qui dit « merci ». Ici, c’est le client.

LeclercDrivefrais

Autre étonnement : j’ai manipulé des produits toute la journée (150 articles de l’heure en picking pour ceux que la productivité intéresse) et pourtant j’ai si peu l’impression de les avoir vus. Ici, le produit est d’abord une «adresse» : le terminal me donne sans répit la prochaine cible ! Rendez-vous allée K, élément 03, emplacement 103. Le scan de l’article me confirme que j’ai bien rempli ma mission. Mais pas le temps de divaguer sur le produit (ni celui qui l’a commandé), le prochain m’attend déjà…

LeclercDrivecrêpesNB : Ah j’allais oublier un dernier étonnement à l’attention de ceux qui tentent de construire les assortiments drive depuis Paris (pas uniquement Leclerc). Tout autant qu’un « véritable » magasin, le drive est un point de vente avant tout local. Avec les habitudes de consommation qui vont avec. Ici, il y avait des crêpes (souvent des LeSter) dans plus d’un commande sur deux que j’ai eu à préparer. Plus fréquemment donc que Cristalline, Nutella ou Carte Noire !