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Fin d’année maussade pour Casino, Carrefour et Auchan

Selon les premières informations (officielles ou officieuses) que j’ai pu me procurer pour la veille mensuelle VIGIE GRANDE CONSO, les trois principaux groupes intégrés ont souffert en fin d’année. Certains plus que d’autres…

> Alors que les indépendants devaient terminer l’année comme ils l’avaient entamé, c’est-à-dire entre + 6 et + 8 % de CA, les trois principaux groupes intégrés (Carrefour, Auchan et Casino) vont afficher des bilans mitigés. Le mieux loti ? Auchan. Sur le mois de décembre, l’enseigne d’hypers annonce un bilan étal et s’en félicite. Et pour cause… Le mois de décembre avait fort mal démarré. En milieu de mois, Auchan évoluait sur une base de – 7 %. Les derniers jours ont donc permis de sauver le mois.

> Dans le détail, en non-alimentaire, ce sont les jouets et la décoration de Noël qui ont sauvé le chiffre d’Auchan avec respectivement + 3 % et + 5 %. L’enseigne tire les fruits à la fois de sa capacité à événementialiser le saisonnier et d’un positionnement prix très agressif sur les jouets. En alimentaires, deux univers se démarquent : Self Discount affiche une croissance de 5 % en volumes et les fruits et légumes de 9 % (+ 7 % en CA). En fruits et légumes aussi, Auchan profite de sa stratégie très discount, initiée début 2012. L’enseigne s’annonce systématiquement 5 % en dessous des prix de sa zone. Un décrochage que j’ai pu pu régulièrement constater.

> Autre enseignement de la stabilité d’Auchan. Elle cache une augmentation du nombre d’articles mais une baisse du prix moyen. Démonstration de l’attention particulière des clients aux prix !

> Chez Carrefour – et de manière très confidentielle, communication boursière oblige – l’enseigne laisse à anticiper un recul des ventes sur le T4 de 3 à 4 % en comparable, soit un niveau en ligne avec le trimestre précédent. Octobre ayant été en surperformance (en témoigne le léger rebond de la part de marché), novembre et décembre ont donc été plus que difficiles. Sur la toute fin d’année, plusieurs sources laissent entrevoir un repli de 8 à 9 % sur le non-alimentaire.

> Casino, pour sa part, devrait afficher le bilan le plus négatif. Les hypers auraient ainsi achevé l’année sur un inquiétant – 10 % (et une baisse supérieure à – 12 % en non-al). Sans nul doute, le groupe « habillera » cette contre-performance par les baisses de prix initiée sur les MDD. Pas faux mais insuffisant comme explication. Les fondamentaux de Géant Casino – au premier rang desquels le niveau de prix – pèse sur la capacité de l’enseigne à attirer des clients. Le problème n°1 des Géant actuellement est un trafic bien trop faible.