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Fruits et légumes : l'Espagne et la Belgique 35 % moins chères que la France

NettoFruitsEspagne-1-BDEn pleine saison de production, toujours cette même interrogation quasi existentielle pour les enseignes : faut-il privilégier l’origine “France” au risque d’être déphasé en prix ? Ou, à l’inverse, s’émanciper de toute considération géographique et chercher avant tout le prix bas, donc hors frontière ? Discount plus ou moins responsable (pour parodier Auchan). Pour faire court, les hypers/supers jouent majoritairement la carte française. Le hard-discount nettement moins. Ce qui permet donc de… mesurer les écarts de prix entre origines. Donc de compétitivité.

Exemple hier dans un Netto. De belles pêches et nectarines espagnoles de calibre A affichées à 1,45 € le kilo (ci-dessus). C’est environ 35 % de moins que l’origine “France”. Et côté gustatif, rien à dire, n’en déplaise à ceux qui aiment à véhiculer l’idée contraire ! Et aux naïfs qui expliquent un tel différentiel par la climatologie ibérique plus que favorable, changeons de produit et de direction. Cap sur la Belgique (et son ensoleillement extraordinairement plus important qu’en France). Là, ce sont les tomates qui transformeraient presque l’origine France en produit de luxe. Jugez plutôt : des tomates grappes à 0,65 €. Là aussi, c’est facilement 35 % de moins que les meilleurs prix en hypers/supers et leur made in France. Voilà (comme chaque année à la même époque) un bel exercice pour le cocardier Montebourg : comment réduire les différentiels de compétitivité dont la France souffre dès lors qu’elle se compare à ses immédiats voisins. Autrement plus concret que les habituels plaidoyers trop verbeux du “Ministre à la marinière”…

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