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#joptimisme : avec Carrefour, je néologise !

JoptimismeNouvelle année, nouveau slogan pour Carrefour : J’optimisme. Littéralement, la contraction de j’optimise et optimisme. Evidemment, de prime abord, “un truc de pubeux”, pas facile à prononcer (en tous les cas, moins que l’historique “Je positive”). Un néologisme qui prête le flanc à toutes les critiques sur les réseaux sociaux. Je reconnais d’ailleurs avoir un faible pour ce tweet de @balek : “Le pauvre #barbarisme du #joptimisme (optimisme + optimiste) de Carrefour me #déprimisme (déprime + pessimiste)“. Bref, j’ai (encore) un peu de mal avec le mot et le revendique !

Mais au-delà des mots ? J’avoue : “j’achète” la posture que vise Carrefour. Car elle démontre que l’enseigne comprend son temps, comme en 2012 avec le concept de “garantie” (relire mon édito ici). A l’époque, Carrefour prenait acte qu’il n’y aurait pas de préférence sans confiance. Et que la “garantie” (tant sur les prix que sur la fraîcheur des produits par exemple) pouvait être le passeport pour la confiance. A présent, Carrefour “met la seconde couche”, prouvant donc une fine compréhension sociologique. L’époque est en effet à la contrainte, notamment budgétaire. Le client “veut” plus qu’il ne “peut”. Et n’a donc de cesse que de donner le plus de valeur à chaque euro dépensé. Ce qui s’appelle précisément… l’optimisation. Et face à Leclerc qui est toujours le plus légitime sur le simple terrain du prix “ras des pâquerettes”, c’est malin de prendre le sujet par un autre bout, en y rajoutant une dose d’optimisme pour ne pas faire des prix bas une punition. Donc, vous l’aurez compris, je trouve la direction choisie par Carrefour bigrement intéressante. Mais aussi… exigeante. Car la réussite dans le temps du concept viendra clairement des prochaines copies pub à venir. Notamment en matière de comparaison de prix où, là aussi, Carrefour promet du neuf.