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Tribune dans le JDD : les industriels font feu sur le commerce (mais moins fort que prévu)

JDD

Le projet de Tribune de l’ANIA (dont j’avais révélé l’existence en avant-première ici il y a déjà dix jours) est donc devenu une véritable Tribune ce matin dans le JDD. Pour ceux qui ne l’ont (encore) lu, elle est ici. A ce stade, le plus intéressant n’est pas la Tribune elle-même mais la différence entre le projet d’origine et ce qui a été réellement publié. Et, vous vous en doutez, les tractations en coulisses… Car, initialement, l’idée était de faire signer un maximum de patrons d’entreprises agro-alimentaires. Faute d’un nombre de volontaires suffisants (plusieurs de ceux qui ont été sollicités m’ont gentiment expliqué qu’il y avait plus de coups à prendre que de lauriers à récolter !), faute d’un nombre volontaires suffisants, donc, la Tribune n’est pas signé par des patrons d’entreprises spécifiques mais par les présidents ou délégués généraux d’organisations professionnelles (le lait, les eaux, les bières, etc.). Une nuance pas neutre.

En fait, le projet de texte a été jugé, comment dire ?, un brin violent ! D’où les quelques aménagements intervenus depuis la révélation de l’esprit du texte sur le blog. Déjà, le titre. Dans le projet c’était “La guerre des prix, cette grande imposture qui détruit l’avenir de la France“. Dans Le JDD, ce matin, c’était finalement “La guerre des prix détruit l’avenir de l’industrie agroalimentaire français“. Pas tout à fait pareil ! Sur d’autres parties du texte aussi, la relecture a joué l’apaisement (relatif). Initialement, il était écrit que “la guerre des prix ne sert pas le consommateur mais constitue une simple posture de communication pour la grande distribution pour gagner des parts de marché“. A l’arrivée, l’idée que le consommateur ne profite pas de la guerre des prix a disparu. Ce qui est quand même la moindre des honnêtetés intellectuelles. 

2 commentaires

  1. Que ces messieurs industriels commencent par publier de manière transparente leurs marges comme la grande distribution via l’observatoire des prix et des marges le pratique.

    1. Réduire l’Ania aux seuls industriels de l’agro est vraiment réducteur. 15 789 entreprises alimentaires de tous secteurs et de toutes tailles adhérent à cette organisation dont la grande majorité est composée de TPE et PME. Ce sont celles là qui souffrent le plus de la guerre fratricide et stérile sur les prix que mènent les grands distributeurs. Autant de faillites et dépôts de bilans alimentant les statistiques du chômage.Les multinationales sont quant à elles financièrement solides mais n’hésitent pas également à déclencher des plans sociaux aussi ravageurs…

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