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Consommation responsable : d’abord une affaire de “riches”

ConsoresponsableLa bien-pensance dans la consommation s’arrête en général aux limites du porte-monnaie. Ceux qui m’ont déjà écouté (ou subi…) en conférence connaissent mon point de vue. La déconsommation, le “moins consommer mais mieux consommer”, etc. toutes ces thèses sont d’abord affaire de bobos : ils ont un niveau de vie plusieurs fois au-dessus de la médiane (1 600 € mensuels environ), ont tout en deux exemplaires (voiture, téléviseur, logement, etc.) et théorisent à longueur de tribune, eux qui ne ressemblent en rien au Français lambda. Le Français lambda, justement, aspire encore à consommer davantage mais ne le peut point (autant qu’il le souhaite). D’où la frustration ambiante. D’où aussi qu’il consomme moins “responsable” (au sens de bio + équitable) dans les départements “pauvres” que dans les départements “riches”. Parce que le “mieux” consommer ne commence jamais avant d’avoir… “assez” consommé ! 

La mise en parallèle réalisée en croisant des données INSEE de niveau de vie par département et IRI de parts de marché des produits équitables et bio est à cet égard sans appel. Exemple sur le bio : dans les 5 départements les plus pauvres, la part de marché est deux fois inférieure à son niveau dans les 5 départements les plus riches. Comme par hasard…

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L’étude plus complète est publiée dans l’édition de mai de notre veille VIGIE GRANDE CONSO. Plus d’infos sur cette veille ici