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Nouveau Franprix : 3 magasins à visiter (pour le prix de 1 !)

FranprixMandarine

Je reviens aujourd’hui sur le nouveau concept Franprix, évoqué ici le mois dernier. Un nouveau concept qui achève deux ans de tests (jusque dans le logo) et qui, surtout, remet Franprix dans son époque comme Carrefour l’a fait avec City, U et Intermarché avec Express ou Casino avec Shopping.

Déjà, la direction générale. Franprix se veut désormais épicier. Vous savez « ce type formidable » (revoir ici) comme l’évoquait Casino dans les années 1990 pour ses Petit Casino ! L’épicier a un tablier ? Les employés Franprix aussi. Son magasin est habillé de stores ou de bannes ? Franprix aussi. Il ouvre son échoppe sur l’extérieur ? Franprix aussi (avec une baie vitrée qui montre… l’intérieur de l’extérieur). Evidemment, (re)devenir épicier est une bonne idée. Mais, quitte à déplaire (ce que j’assume par principe), ce n’est, de mon point de vue, pas l’essentiel. 

L’essentiel est dans l’équilibre entre le coût de la rénovation et l’effet produit, jusque dans le tiroir-caisse (Franprix annonce + 20 % à date). Pourquoi c’est l’essentiel ? Parce qu’au-delà des flagships (dont mes camarades et moi-même vous parlons ces jours-ci), c’est bien ça qui détermine le potentiel de déploiement, surtout dans un réseau où environ deux magasins sur trois sont aux mains de franchisés, petits ou gros.

Donc, côté coût, Franprix a joué serré : 1 000 € du mètre carré. Pour ce prix, n’attendez pas les finitions vues ailleurs, par exemple les meubles aux formes arrondies : modernes et élégants certes, mais plus coûteux que des meubles conventionnels. Franprix est donc plus sobre mais franchit néanmoins une étape très perceptible pour le client vs la précédente mouture (en particulier si les actifs étaient rincés, et il y en avait !). Surtout que les nouveaux meubles accueillent une offre élargie, d’environ 15 à 20 % selon les situations (voir les diaporamas que je vous ai préparés).

Pour ce prix de 1 000 € du mètre, le sol est refait. Evidemment pas en carrelage. Mais en Gerflor. Là aussi l’effet est garanti, ne serait-ce que parce que le magasin est uniforme sur ce sujet. Sans compter un bénéfice en confort client via un abaissement du niveau sonore. Rue Marbeuf, les Louboutin de ces dames de la haute en deviendraient presque silencieux…

Côté lumière, Franprix se paye du LED. Directionnel sur l’ensemble de la surface pour les petits magasins (ce qui participe au sentiment de modernité), uniquement sur la zone d’entrée pour les plus grands magasins (le reste de la surface étant éclairée en rampes LED).

Enfin, pour 1 000 € du mètre, Franprix n’a pu (voulu) suivre ses concurrents sur deux aspérités fréquentes de la proxi : le vin et la parfumerie qui, à la nuance des tablettes verre pour la « parf » et d’un mini-corner avenue Myron Herrick, sont deux rayons presque comme les autres. En revanche, Franprix a choisi deux aspérités immédiatement marchandes, et en début de circuit : la machine à jus d’orange (un puits de marge pour qui se donne la peine de bien l’exploiter, c’est-à-dire de bien suivre le réassort) et la rôtisserie. D’ailleurs, une certaine modération sur les prix pourrait rapidement en faire les aspérités marquantes du nouveau Franprix. 

Enfin, autre évolution, que dis-je ?, révolution : Franprix veut des magasins plus « calmes ». Donc terminés les balisages, stop-rayons et PLV à gogo. Oubliés les box-palettes (au moins jusqu’aux chocolats de Noël ;-) ) Qu’en penser ? Qu’au vu de l’ambiance « souk » de nombre de Franprix, c’est une bonne idée ? Sans aucun doute. Mais difficile de ne pas regretter en parallèle un brin d’affichage en PGC. Qu’il s’agisse de travailler la commercialité du lieu ou de nourrir la valeur de l’offre. Un seul exemple pour bien me faire comprendre. Proposer le rosé Miraval (à 20 € le col quand même !) sans évoquer ses illustres propriétaires ou son élection au rang de meilleur rosé du monde pour donner plus de valeur à la proposition est une approche trop dogmatique de la… non-communication en magasin.

A présent, place à la visite. Trois pour le prix d’une, donc. D’abord, direction rue Marbeuf, à deux pas des Champs. Le magasin jauge 217 m2, propose 4 500 références et a une clientèle majoritairement de passage d’où le pôle snaking en entrée de magasin (et non les fruits et légumes comme ailleurs). Franprix rue Marbeuf devrait boucler l’année à 4 millions d’euros, soit + 25 %.

Pour visiter Franprix rue Marbeuf, c’est ici 

Ensuite, toujours proche des Champs-Élysées mais avec une part plus importante de clientèle résidentielle : Franprix Myron Herrick. 270 m2 et 5 500 références.

Pour visiter Franprix Myron Herrick, c’est ici

Enfin, et parce que je suis curieux, direction l’un des plus grands Franprix renovés : Rue des Pyrénées dans le 20e . 700 m2, 8 000 références et une vocation de petit supermarché. Comparé aux Franprix « des Champs », celui-ci est plus sommaire. Mais pas moins réussi, eu égard à ce qu’il était auparavant. C’est notamment le cas de l’entrée avec les fruits et légumes et les habillages de poteau pour le bio et l’équitable. Sans compter… le tiroir-caisse. Le magasin bat actuellement ses records avec tout près de 180 000 € / semaine. Et serait top 2 de l’enseigne. 

Pour visiter Franprix rue des Pyrénées, c’est ici

Allez, une p’tite dernière photo, rue des Pyrénées. Intéressante idée de mettre en avant les nouveautés du mois sous le chapeau “Les inattendus”. Avec la possibilité en outre de voter pour ses nouveaux produits préférés. 

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