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Le prix du prix

Inflationmensuelle

La guerre des prix ne s’arrête donc pas. Le vœu pieu des quelques utopistes qui, en début d’année, pronostiquaient la fin des hostilités est désormais relégué au rang d’aimable souvenir. Non seulement la situation n’est pas stabilisée ce qui, en tant que tel, n’aurait pas suffit à rattraper la déflation de 2014. Mais elle empire. Voilà en effet deux ans que les société d’études mesurent des baisses de prix en rayon. Et plusieurs mois que je suis régulièrement sollicité pour dénoncer les dégâts sociaux de la guerre des prix. Forcément le lien est avéré. La tension sur les chiffres d’affaires impose une gestion des “FP” (frais de personnel) au cordeau. Parfois même au-delà du cordeau. Et les conséquences humaines s’entendent de plus en plus clairement. Ici on m’évoque des arrêts de travail quasi-collectifs, là des dépressions, encore ailleurs un suicide. Dans mes conversations à bon niveau dans les enseignes, l’heure est encore à une espèce de déni. Genre : “On a toujours connu ça”. Force est de reconnaître que non, en tous les cas si j’en juge par le nombre de sollicitations dont je suis l’objet. Les DRH seraient bien inspirées de l’intégrer. Faute de quoi se multiplieront dans la presse grand public, les “histoires” dramatiques sur un thème facile à imaginer : le prix du prix. D’évidence, une forme de pause dans la guerre des prix faciliterait la tâche des DRH. Mais vous connaissez mon point de vue : en l’état de la conso (flatitude positive), du transfert off-line > on-line pour une partie du non-al et de l’accroissement du parc commercial, il faut vivre avec ladite guerre.