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Le match promo Carrefour Leclerc, c’est parti !

Duel PromoÇa, c’est de l’info exclusive… ! Octobre commence demain mardi 22 septembre. En tous les cas, l’habituel octobre promotionnel qui met à feu et à sang le retail alimentaire depuis au moins 15 ans. 2015 n’y échappera pas. Comme de (longue) tradition Carrefour entame donc demain son “mois J’Optimisme”. Leclerc qui, sur la même période, s’est donné comme ambition depuis plusieurs années de savonner la planche de son meilleur ennemi, lancera le même jour son “mois Super Pouvoirs d’achat”. L’occasion était trop belle pour… opposer les deux premiers prospectus des deux opérations, surtout à la lumière des indiscrétions rapportées par Linéaires sur les menaces à peine voilées de Carrefour envers ses fournisseurs. Le patron du PGC auraient ainsi indiqué que “des propositions similaires, voire mieux-disantes chez Leclerc seront prises comme une déclaration de guerre“. Ambiance, ambiance !

De fait, la comparaison montre… une sacrée capacité d’évitement mutuelle. Sur les produits, comme sur les mécaniques. Côté produits, les duels frontaux sont rares (voir plus bas). Et l’on sent bien les fournisseurs à la manœuvre. Un exemple (parmi d’autres) : comme il est difficile de faire sans une pizza fraîche sur des OP aussi importantes et que, dans ce cadre, il est difficile de faire sans Sodebo (euphémisme), l’industriel a réservé la gamme La Pizz à Carrefour tandis que Leclerc propose Dolce Pizza. Là, guère de risques pour la marque comme pour les enseignes. Parfois, c’est le format qui est utilisé pour séparer les offres : le produit habituel chez l’un, le lot de 2 chez l’autre. C’est le cas par exemple sur Sun Expert. 

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Côté mécanique promo, là, il y a clairement deux lignes stratégiques. Carrefour veut taper fort avec son – 70 % promis dès que la couv, mais une remise différée (du cash-back donc). Leclerc, assez fidèle à ses habitudes, joue la remise immédiate. Mais, forcément, pas sur le niveau de Carrefour. C’est frappant sur les quelques produits identiques (il y en a quand même pour le bonheur de l’observateur !).  GrandMère 2 kg par exemple : 40 % de RI chez Leclerc, 70 % de cash-back chez Carrefour. Quelle est la meilleure mécanique ? Dit autrement : un tiens vaut-il mieux que deux tu l’auras ? Perso, j’assume de considérer comme plus impactante la RI sur toute autre mécanique car le bénéfice est immédiat, palpable. Et, aussi, parce que le débours de cash n’est pas qu’un petit problème pour nombre de consommateurs… 

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Vient la question attendue : lorsque les offres sont absolument comparables, qui se tape qui ? D’abord, les cas de figure sont rares (cf précédemment). Et ils sont équilibrés. Deux exemples ci-dessous. Milka d’abord : Carrefour a eu le mérite de jouer le centime symbolique, pas Leclerc. Volvic ensuite : profitant d’un 2 + 2, Leclerc se venge de 6 centimes ! 

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Autre point : le “rhabillage” des prix. Tant pis si l’on doit me haïr pour 15 générations chez Carrefour, mais faudrait quand même éviter… Deux exemples (ci-dessous). D’abord : le confit de canard. Pas de bol, là-dessus mes repères sont au point (et comme chaque client a les siens, tout est vu et analysé par principe). Donc 12,90 € le “prix de départ” pour Le Petit Marmiton, mais même pas en rêve… Songez que Labeyrie est vendu moins cher ! Donc, certes les 4/5 cuisses de confit à 3,87 € remise fidélité déduite est un excellent prix mais le 12,90 € est une absurdité commerciale, parole de Gersois ! Autre cas de figure : Carte Noire. Prix de départ d’un lot de 6 paquets de 250 g : 20,85 €. Soit… 3,47 € l’unité. Un peu cher… Songez que le prix moyen France du produit est actuellement de 3,28 €. Et que, dans ladite moyenne, il y a Monoprix, Match et Casino ;-) 

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Bonne nouvelle néanmoins pour Carrefour : sa domination sans partage sur le non-al. Là, pas d’hésitation, l’enseigne fait la différence.