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JA de l’IFM : Face à… Jérôme Bédier (Carrefour)

Bédier

Autre “Face à…” dans le cadre des Journées Annuelles de l’IFM : Jérôme Bédier. Face au directeur général délégué de Carrefour (et pendant une heure ! / usant, même si on s’est bien marré…), j’ai balayé notamment la consommation et le paysage commercial. Sur l’état de la conso (notamment après les attentats et avant le grand rush de Noël vers les centres commerciaux), difficile d’avoir un avis garanti “100 % fond de sa pensée” : Carrefour est une entreprise cotée en bourse et toute information délivrée hors cadre officiel pourrait se retourner contre celui qui se lâche. Officiellement, donc, “On pense que les Français ont envie de consommer, de montrer que la vie continue, de ne pas se faire dicter leur comportement par des événements extérieurs“. Perso, j’aurais plutôt dit “On espère” que “On pense” mais je ne vais pas non plus m’auto-interviewer ;-) 

Second thème : le paysage commercial (et notamment la guerre des prix). A l’image de Serge Papin quelques heures plus tôt, Jérôme Bédier s’est montré – comment dire ? – nettement moins belliqueux que la visite des hypers Carrefour le laisserait à penser. Sur le carrelage, en effet, Carrefour multiplie les publicités comparatives. Sur l’estrade, Jérôme Bédier le regrette visiblement. “Avec la déflation, nous emmenons toutes les filières vers la déflation et cassons de la valeur. Qu’il y ait une compétition, c’est normal, il y en a toujours eu ! Mais que l’on créé une névrose, non“. La question relance est facile : “Carrefour n’entretient-il pas lui-même cette névrose ?“. La réponse est habituelle : “On ne peut pas laisser certains acteurs dire qu’ils sont moins chers que tout le monde. Avec les comparateurs, c’est facile ! Chacun trouve ce qu’il cherche. Donc on réagit !“. Dit autrement : on le fait parce que tout le monde le fait. Et inversement ! Plus intéressant en revanche la position sur l’interdiction (éventuelle) des comparateurs. Si la FCD le reproposait, “Carrefour y serait naturellement favorable“. Faut pas être devin pour comprendre que la compétition commence à peser…