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Saint Germain : Auchan met 6 millions dans son supermarché pilote

Auchan St Germain Façade

25 janvier. La date restera inscrite dans l’histoire d’Auchan. A la fois pour la naissance officielle d’Auchan Supermarché et… le début de la fin pour Simply Market. Pour l’occasion, Auchan a fait de St Germain-les-Corbeil son magasin pilote. Et a mis les petits plats dans les grands. Jusqu’à lors, le supermarché « vivotait » à 18 millions d’euros de CA (– 2 % en 2016) sur 2 200 m2. Surtout, ce n’était pas vraiment le magasin que montrait Auchan pour convaincre de son savoir-faire sur le format (euphémisme).

Désormais, St Germain a un destin : premier chapitre d’une nouvelle histoire qui doit voir converger tous les formats vers l’enseigne unique, Auchan. Pour ce faire, le groupe a investi la bagatelle de 6 millions d’euros, un tiers du chiffre d’affaires. Enorme. Mais St Germain justifiait d’une rénovation profonde, jusqu’au carrelage, évidemment refait pour accompagner le nouveau concept.

Le nouveau concept, justement, qu’en dire ? Qu’Auchan Supermarché s’inscrit indiscutablement dans son temps. Les éléments de modernité sont là (à découvrir dans le diaporama photos que je vous ai préparé). Du début à la fin du parcours client, les “marqueurs” sont là. A commencer par le chargeur à téléphone portable ou la désormais très symbolique machine à jus d’orange et ses prix “tapés” : 1,25 € la bouteille de 25 cl, 1,75 € les 50 cl et 3,25 € le litre. Autres signes : le carrelage grand format, les spots directionnels, l’utilisation du noir comme couleur de la signalétique, les fruits et légumes à plat (et sans la canopée historique de Simply), le maquillage “en nu” ou l’inévitable vente “en vrac”, non pas rassemblée dans un univers “vrac” mais positionnée dans chacun des rayons : lessive, huiles, thé ou épices par exemple. Enfin, le confort d’achat a franchi une étape avec des allées larges et une partie des meubles abaissés pour créer (au moins visuellement) des univers. Reste, de mon point de vue, un goût d’inachevé… La puissance du trad, pourtant revendiquée, est toute relative. Les trois mètres de boucherie trad (avec une audacieuse politique marchandises : que des produits élaborés) sont littéralement “mangés” par le LS. La poissonnerie est “engoncée” dans son alcôve. La charcuterie-traiteur est minimaliste. Et le fromage doit se contenter de frais-emballé. Dommage.  

Pour télécharger le diaporama de visite, c’est ici 

BlocAuchanSuper