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Fruits et légumes : ces incohérences (de prix) qui disent beaucoup

Incohérence

Reprise de la saison des relevés de prix hier à Rennes, pour le magazine RENNES CONSO, que j’édite depuis désormais 13 ans. Relever des prix, qui plus est papier/crayon… Aux yeux de beaucoup, c’est une corvée. Pour moi, un extraordinaire enrichissement car l’occasion de regarder les magasins dans le détail des produits dont nous relevons les prix. Bref, une analyse micro, proche de celle du client, lorsque beaucoup (surtout parmi les cadres en magasin) se satisfont d’un coup d’œil général, donc… macro. 

Et dans le micro, justement, je suis toujours stupéfait du nombre d’incohérences de prix dans le rayon fruits et légumes. Incohérences qui disent beaucoup… En tous les cas que ceux qui sont chargés de la construction de l’offre en oublient trop souvent l’essentiel : le client. Deux exemples observés hier. Ci-dessus, dans l’un des Market rennais. Sur l’unité de besoin tomates, deux réponses : une grappe française à 1,79 € et un “petit prix” (la signature premier prix de Carrefour sur le rayon), espagnol et à 1,89 €. L’une des deux offres n’a évidemment aucune valeur, comparée à l’autre. Sauf éventuellement aux yeux d’une hypothétique colonie espagnole, ce qui m’a échappé concernant Rennes… Sans compter que la signature “petit prix” est à peine galvaudée au passage… 

Second cas de figure, Super U. Et l’offre pêches (ci-dessous). A gauche, une barquette-kilo de pêches espagnoles, catégorie 1 et calibre B. Prix : 2 €. A droite, une offre mieux-disante à tout point de vue : catégorie extra, calibre A et… française. OK, les pêches en barquette n’auront pas été palpées par mon voisin de shopping. Mais à part ça, elle est où la valeur de l’offre à 2 € ??? Donc pour le “SUPER PRIX”, U peut lui aussi repasser. 

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