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SAMEDI CONSO : mon carnet (retail mais pas que…) de la semaine

SamediConso

Retour de SAMEDI CONSO, après la parenthèse des fêtes et du début d’année de l’autre côté de l’Atlantique. L’occasion de revenir sur la semaine, en totale liberté comme toujours…

 

MARDI

Perrier 

Intermarché créé l’événement avec la vague 1 de son OP « Les 4 semaines les moins chères de France ». En première page : Perrier, avec 70 % de remise immédiate. Le pack de 6 bouteilles sous l’euro symbolique, c’est du jamais vu. Vérification faite par mes camarades d’A3 Distrib, le meilleur prix observé en 2017 est loin, très loin : 1,60 € (c’était chez Leclerc et, déjà, Intermarché). Aucun doute, 2018 marque une inflexion dans les politiques promo. Mais pas dans la direction tracée par les États Généraux de l’Alimentation…

 

Innover 

Retour sur le plateau de BFM Business pour ma chronique « Le mot de la fin » dans l’émission Innover pour le commerce. Le thème aujourd’hui : non, la guerre des prix ne cessera pas simplement car les belligérants l’ont juré la main sur le cœur devant le gouvernement le mois dernier. Une guerre ne s’arrête qu’à deux conditions : soit parce qu’il n’y a plus de raisons objectives de la mener (mais rien n’a changé dans la situation de marché donc les raisons demeurent), soit parce qu’il n’y a plus de munitions (mais si j’en juge par le prospectus Intermarché, il en reste !).

 

MERCREDI

Truffaut

Communiqué de presse Truffaut. Début février, l’enseigne renouvelle son week-end… tricot. Parfait pour rajeunir une clientèle ça, non ?

 

JEUDI

Euralis1

Direction Leclerc Auxerre. Pourquoi Auxerre ? Pourquoi Leclerc ? Et pourquoi pas ! En promo, ces manchons de canard confit. Pas cher ! 5,60 € la boite de 1,35 kg. A ce prix-là, le canard est « européen » (comprendre bulgare) et le fournisseur… une coopérative du Sud-Ouest, Euralis. Les producteurs apprécieront ! Par acquis de conscience, vérification du prix. C’est encore moins cher que moins cher : 4,25 €. Donc Leclerc gaspille 1,35 € par boîte puisque le client qui la met dans son chariot accepte de la payer 5,60 €. #Générosité.

Euralis2

 

Ailleurs dans les rayons : la zone promo. Le thème : « C’est 100 % moins cher ». Donc, c’est… gratuit ?

Auxerre1

 

Promo encore avec l’eau gazeuse MDD. Si j’étais Leclerc j’aurais mieux caché la promo. Avec 2,36 €, chez Intermarché, j’ai 15 bouteilles de Perrier. Autant dire que Leclerc galvaude sa propre promo. Et non, je n’achète pas moins cher comme le rappelle pourtant le slogan consacré au-dessus de l’offre.

Auxerre2

 

Plus loin dans ce petit hyper : un rayon vrac en installation. Encore un ! Les équipementiers se frottent les main. Ici, HL Display qui va devoir muscler sa force de vente pour suivre la demande (Stéphane, si vous cherchez, je connais du monde !). 

Vrac

 

VENDREDI

LotteU

Journée de relevés de prix pour le magazine grand public que j’édite sur Rennes depuis 14 ans : RENNES CONSO. Chez Super U, le prix de la lotte est annoncé “imbattable” : 13,90 €. Raté… Chez Intermarché, la promo du week-end est à 12,90 €. Et, le comble pour U, c’est que l’offre des Mousquetaires bénéficiait d’un soutien radio. En clair, un client a très bien pu entendre la pub radio d’Intermarché en se rendant chez U puis découvrir l’offre… en théorie « imbattable », ce qui affaiblit l’ensemble du discours promo. La solution ? Que les centrales soient davantage en veille sur les pubs concurrentes pour en informer les magasins.

LotteInter

 

Perrier2

Etonnement chez Intermarché. Malgré des quantités annoncées « limitées », dans ce magasin, la promo Perrier est encore largement disponible. En fait, les minéraliers ont depuis longtemps habitué les consommateurs à du 1 pour 1 ou 2 pour 2. Ce qui relativise peut-être l’intérêt apparent de – 70 %. En revanche, la semaine prochaine, aucun doute : le pot de 950 g de Nutella à 1,41 € (remise déduite) partira comme… des petits pains. Ca tombe bien, c’est fait pour !

Nutella

 

 

Friedrich

Déjeuner avec un « sacré personnage » : André Friedrich. Son nom ne vous dit sans doute rien, sauf si le vin est un centre d’intérêt. L’homme a bâti un empire dans le négoce avant de le vendre (à 85 ans…) à Pierre Castel, son grand concurrent. Mais il est surtout l’un des tout premiers compagnons de route d’Edouard Leclerc. Fournisseur d’abord, rapidement ami puis longtemps « bras droit » (tout en demeurant à l’extérieur du groupe), au même titre que François-Paul Bordais ou André Jaud par exemple. Et, à 95 ans désormais, ses souvenirs de la saga Leclerc vécue de l’intérieur sont passionnants. Comme ce jour où il accompagne Edouard Leclerc à l’Elysée rencontrer Valéry Giscard d’Estaing. A l’huissier qui s’étonnait de son empressement à prendre le grand escalier sans y être réellement invité, Edouard lança, un brin cavalier : « Vous dérangez pas, je connais le chemin ! ». Souvenir d’une rencontre avec le Général de Gaulle 15 ans plus tôt…

(André Friedrich est au centre de la photo avec, à sa gauche, Joseph Laury, historique adhérent Nantais qui a rejoint Leclerc en 1972 et qui a joué l’entremetteur de la rencontre et que je remercie au passage).