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SAMEDI CONSO : mon carnet (retail mais pas que…) de la semaine

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SAMEDI

Carrefour 

Courses du samedi. Je sais, faut un brin de masochisme pour arpenter les allées d’un (grand) hyper aujourd’hui, surtout quand il est au cœur d’un (grand) centre commercial ! Lucide, ce Carrefour m’apostrophe : « Courage ! Vous êtes presque arrivés ». Belle auto-dérision. Mais aussi cruelle lucidité… Car même si l’hyper doute de son propre concept, quand même consubstantiel de la grande surface, l’avenir est bien sombre.

 

DIMANCHE

MEL Epicier 

Hasard de la recherche sur la toile de « Ma vie pour un combat » d’Edouard Leclerc, je découvre la dernière production du fils, fort opportunément titrée « Le fils de l’épicier » : disponible depuis le 4 janvier selon le site culture.Leclerc, forcément bien informé. Je commande tout en m’étonnant que pareille sortie soit passée inaperçue. Ni une ni deux, échange de textos avec l’auteur. L’ouvrage ne sortira en fait qu’au printemps. Le calendrier politique (EGA et débats réglementaires post EGA) n’était pas le plus propice à la « promo » de l’ouvrage. En attendant, le site maison a tout de même bien accepté ma commande. Dis, Michel, faudrait voir à prévenir les équipes, non ?

 

LUNDI

Leclerc remboursement 

Moi qui pensais tenir un scoop avec la première critique du Fils de l’épicier… La commande passée la veille est déjà annulée. « Nous avons pris connaissance du report de la date de sortie annoncée par le fournisseur ». Ah, ça y est !, les équipes ont été prévenues… Ça fait quand même un peu désordre !

 

MARDI

Bompard 

Bompard on stage ! C’est peu de dire que la première prestation publique du nouveau patron de Carrefour était attendue (les prompteurs témoignent que chaque mot était posé). La dureté du plan (quasiment un emploi sur quatre supprimé au siège) était aussi attendue. Recevant quelques journalistes en « one-to-one » en fin d’année, le patron de Carrefour avait préparé le terrain. Tous avions en effet été frappés par la dureté du propos et l’inquiétude sur la santé du groupe que partageait Alexandre Bompard, sans filtre particulier. Comme s’il fallait préparer le terrain (et surtout les esprits appelés à chroniquer le plan le moment venu). Le plan à présent. Logiquement de l’action et… de la communication. Au registre de la comm’ : étonnant que bien peu de commentateurs aient relevé que les « investissements » consacrés au digital (les 2,8 milliards largement évoqués) intègrent les dépenses en marketing qui vont être massivement réorientées. Pas vraiment des « investissements » au sens CAPEX du terme. Sur l’action à présent : le cœur du plan, ce sont les deux milliards d’économies. Mais provenant minoritairement des suppressions de postes, assurent le patron devant les caméras. L’essentiel ? Des améliorations sur les achats marchands et non-marchands. Dit crûment, ce sont les vendeurs de petits pois et les fabricants de carrelage qui vont donc sauver Carrefour ! Qu’on le regrette ou non, Carrefour devra tôt ou tard s’attaquer à sa structure de coût sociale.

Bourdin 

Avant et après la présentation d’Alexandre Bompard, c’est la journée Carrefour dans les médias. Premier employeur privé, première entreprise française sur un secteur économique finalement très quotidien pour les Français et marque bien ancrée dans le collectif, les difficultés de Carrefour ne pouvaient pas passer inaperçues. En revanche, je n’imaginais pas devoir faire autant le décodage du plan Bompard : de 8h en studio chez Bourdin à 22h en duplex chez moi pour LCI, plus d’une douzaine de sollicitations média. Avec le risque de l’auto-caricature en reprenant les mêmes exemples, parfois les mêmes phrases tant elles viennent naturellement. Plates excuses à ceux qui – à juste titre – ont considéré que je ne me renouvelais guère d’une antenne à l’autre. D’un autre côté, la constance n’est pas non plus un défaut…

 

MERCREDI

LSA Petit Navire 

Retour à la normale ! Mais les affaires continuent, à commencer par les négos. Et c’est bien dans ce cadre que je décrypte la sortie du patron de Petit Navire dans les colonnes de LSA : « En deux ans, nous avons perdu 10 points de marge ». Aucune raison de remettre en doute la parole d’Amaury Dutreil. Mais obligation de décoder l’interview : il s’agit évidemment, par média interposé, d’épauler les équipes commerciales, toujours confrontées à des demandes de déflation. Lesquelles pourront donc rétorquer à leurs interlocuteurs en centrales : « Vous voyez, c’est vrai, c’est marqué dans le journal ! ».

 

JEUDI

Auchan 

Store Tour. Stop chez Auchan. Je n’avais pas encore remarqué la marque snacking de l’enseigne : Pause Snack. Sémantiquement rien d’original. Mais graphiquement bien inspiré en jouant sur le symbole habituel de la fonction « pause » sur les vidéos. Les meilleures créations sont souvent les plus simples !

Nutella 

Comme Carrefour avait trusté « l’actu » de mardi, Intermarché s’impose aujourd’hui. Le pot de 950 g de Nutella à 1,41 €, forcément, ça hystérise les foules. « Nutella : une promotion d’Intermarché tourne à la bagarre ». Même Les Echos consacrent trois colonnes à l’affaire. Laquelle rappelle, avec excès certes mais un implacable réalisme, que rien ne vaut le prix même quand le prix ne veut plus rien dire !

 

Retour chez Auchan. Juste pour constater qu’ici, au rayon pâtes à tartiner, il n’y a ni bagarre ni émeute. Etonnant, non ?

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VENDREDI

Monoprix 

Store Tour. Monoprix. Un bon mot pour bien finir la semaine. Vivement la Chandeleur ;-)