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Nul besoin d’être informé…

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Après Costco hier, retour aujourd’hui à Bourgoin-Jallieu où Cora a ouvert en fin d’été. Et illustration qu’il est souvent nul besoin d’être “informé” pour comprendre les performances commerciales d’un magasin. Surtout si elles sont décevantes. Ici, c’est manifestement le cas. Cora rame et… ça se voit. Déjà, une évolution intéressante dès la façade. Sur son enseigne, Cora a pris la peine d’indiquer son “métier” (hypermarché), comme si cela n’allait pas de soi. Illustration que le commerce est avant tout une affaire locale. Et que même une enseigne de 60 hypers et près de 5 milliards d’euros de CA peut ne pas être convenablement “située” par les clients lorsqu’elle est loin de ses bases, ce qui est le cas à Bourgoin-Jallieu. Donc, voilà, clients Bergaliens, Cora c’est donc un hypermarché. Bon, d’ailleurs, pas tout à fait “hyper” dans le cas présent car, avec 3 300 m2 de surface de vente, l’offre ressemble davantage à celle d’un supermarché. 

Ensuite, les indices ne manquent pas (je donne mes “trucs” même s’ils sont évidents !). Prenez les tomates grappes. Lorsque les branches sont sèches à ce point, c’est pas bon signe sur le débit du magasin. Pas davantage un indicateur d’un commerce flamboyant lorsque la gestion des dates en épicerie (où elles sont plutôt longues !) conduit à démarquer à – 50 % de nombreux produits. Enfin, quand vous découvrez un rayon “démonté”, vous n’avez plus de doute. C’est le cas de la boucherie/charcuterie coupe, fermée depuis un mois et dont le rayon a (physiquement) disparu la semaine dernière. 

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Qu’en déduire ? Que le magasin n’était pas au niveau ? Non ! Pour ceux qui ne l’ont pas vu, un p’tit clic ici sur la visite guidée en images. En fait, comme d’autres créations récentes, les difficultés de Cora Bourgoin-Jallieu illustrent que, désormais, personne n’est attendu ! Et que, sauf exception, il n’y a de “manque” de grandes surfaces alimentaires nulle part. Ce à quoi se rajoute, ici, un déphasage entre l’ouverture de l’hyper et la livraison du nouveau quartier de centre-ville dans lequel il est. En dépit du retard du chantier environnant (et notamment des logements), Cora a en effet souhaité ouvrir selon son calendrier. Coûte que coûte. Il lui en coûte désormais beaucoup.