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Un premier Leclerc se lance sur le marché de l’occasion : Roques (31)

LeclercOccasion

Mon p’tit doigt l’avait annoncé il y a déjà quelques semaines sur mon fil Twitter (@Dauvers70)… C’est désormais une réalité. Un premier Leclerc se lance sur le marché de l’occasion. Et c’est Roques sur Garonne, près de Toulouse, là où l’histoire du drive a démarré pour l’enseigne, c’était en 2007. Comme toujours, sur ce marché, il faut acheter avant de vendre. Et acheter un stock suffisamment conséquent pour être attractif ensuite pour la revente. Voilà pourquoi seule la première phase d’achat est pour l’heure visible, depuis samedi, dans le local SAV de l’hyper, installé dans le parking. Prochaine étape, d’ici à mon avis un mois ou deux (le fameux laps de temps nécessaire pour constituer un stock), un espace dans l’hyper proprement dit, probablement au cœur du non-al. 

Sur le fond, Pascal Payraudeau (c’est l’adhérent local) a tout bon. Je l’ai souvent dit et écrit : toutes les enseignes opérant sur les marchés d’équipement seront tôt ou tard contraintes de s’intéresser à la seconde vie. Essentiellement car ça correspond à deux comportements d’achat bien structurés aujourd’hui (et que le succès du Bon Coin démontre) : 1/ nombre de consommateurs cherchent à monétiser des biens dont ils n’ont plus l’usage pour en réinvestir le produit de la vente dans leur propre consommation ; 2/ et une part au moins aussi importante cherchent à abaisser la valeur d’achat de produits qui les tentent mais pour lesquels la valeur du neuf est trop élevée (ou non justifiée à leurs yeux). Et faute d’organiser la seconde vie, les enseignes passent à côté d’intentions d’achats. Inacceptable aujourd’hui à l’heure ou quasiment tous les hypers de France sont en décroissance en non-al. Au moins, avec cette démarche, Leclerc Roques génèrera du chiffre d’affaires additionnel (avec une inévitable part de cannabalisation mais il faut l’accepter à l’avance) et, surtout, du trafic. Car, finalement, c’est bien de l’absence de trafic en non-al dont souffrent tous les hypers. Il suffit de se “balader” en magasins pour s’en convaincre. Donc nul besoin d’être grand clerc pour imaginer que nombre de Leclerc vont suivre. J’mets mon billet sur la table !