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Ce que je sais (et ce que j’ai vu) du test Leclerc Occasion à Toulouse…

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J’ai déjà dit ici tout le bien que je pense du test mené par Leclerc Toulouse-Roques sur l’occasion. C’est une évidence : toutes les enseignes proposant des biens d’équipement sont « condamnées » à organiser la seconde vie des produits qu’elles vendent. Faute de quoi le client s’en occupera lui-même via, par exemple, des sites comme Le Bon Coin. Sans compter que l’occasion est un vecteur potentiel de trafic sur un univers (le non-al) qui en manque cruellement.

L’expérience Leclerc a donc démarré le 23 juin. Première phase : les achats, histoire de constituer un stock. En environ un mois, l’hyper ambitionne de constituer un stock de 80 à 90 000 €, histoire d’avoir suffisamment de produits à proposer dans l’espace de 450 m2 qui est déjà réservé au cœur de l’hyper et qui ouvrira dernière semaine de juillet. Les 10 premiers jours, l’hyper a racheté pour 4 000 € de marchandises (et très exactement 2 158 articles). Bien en-deça du rythme nécessaire pour atteindre les 80 000 € mais la communication devrait normalement monter en puissance (seul un flyer a été distribué à 100 000 ex.) et le bouche à oreille se mettre en place. Car la promesse de Leclerc est simple. Accrocheuse parce que contre-intuitive : Leclerc rachète… plus cher (sous-entendu que les autres enseignes spécialisées sur le marché de l’occasion). Plus cher mais… via une carte à dépenser dans l’hyper et les concepts spécialisés de l’enseigne (et non en cash). Malin et pas forcément inintéressant pour le client vu le spectre de produits (tout sauf les carburants en fait).

Concrètement, la zone d’achat a été installée dans le parking couvert, côté drive, et dans le même espace que le SAV et la “paraphonie” (réparation de smartphone). Pas forcément l’endroit le plus visible ! Je mets mon billet que, pour les prochains tests (parce qu’il y en aura), le comptoir d’achat sera plus bien plus proche du flux clients de l’hyper, probablement en galerie. A Roques, lorsque le client présente ses articles (quasiment tout le non-al sauf le textile), l’un des trois acheteurs fait un diagnostic de l’état (au besoin en testant le produit, c’est le cas des consoles ou des smartphones par exemple) et en propose une cotation immédiatement (qui intègre le prix théorique de revente) en utilisant la base articles du partenaire qui a épaulé Leclerc Roques sur le test. Plus de 3 millions d’articles y sont référencés. Indispensable. Car, sur ce métier de l’occasion, l’achat est, de loin, l’étape la plus importante. Pour constituer un stock attractif comme pour assurer le modèle économique. V’là pourquoi, à mon avis, et n’en déplaise à quelques adhérents “puristes”, Leclerc ne peut pas avancer seul sur ce marché. Mais doit néanmoins impérativement avancer. Car, comme le drive, l’occasion deviendra à terme un… “must have” dans la panoplie d’un hyper. 

 

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