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Yuka / Y’a quoi dedans : des différences qui font désordre

Appli-BD

Je n’avais pas encore testé Y’a quoi dedans, l’application de U, lancée à grand renfort de publicité. Voilà qui est fait. Rien à dire sur l’intention (louable, évidemment !) ni sur l’ergonomie de l’appli (fluide). En revanche, sur le fond, y’a quand même un truc qui gêne dans y’a quoi dedans. Un tout p’tit quelque chose de rien du tout. Ou… presque. Comparée à “l’appli star” (comprendre : Yuka), Y’a quoi dedans est nettement moins sévère. Ce qui alimentera la défiance de ceux qui considèreront qu’une application d’enseigne est, par principe, juge et partie. Et, ce, quelle que soit la rigueur des U en la circonstance. 

Pris totalement au hasard, voici donc les résultats sur 10 produits. Pour Y’a quoi dedans, c’est RAS pour 7 produits (d’où la pastille verte). Pour Yuka, et à l’exception notable de la compote en gourde et du thé, ils sont tous mauvais et médiocre. Forcément perturbant pour le quidam qui se sera livré au jeu de la comparaison. Même si – c’est vrai – Yuka et Y’a quoi dedans ne revendiquent pas le même scope d’observation (tout en utilisant la même base de données d’Open Food Facts). Pour faire simple, Y’a quoi dedans cible les substances controversées tandis que Yuka promet une approche nutritionnelle globale. Ce qui explique les différences de résultats mais ne peut les justifier. Exemple, Cacolac : RAS pour les U mais “mauvais” pour Yuka avec notamment une substance à éviter (les carraghenane). Idem pour les Frosties : rien à redire pour U mais médiocre avec un additif à éviter pour Yuka. Evidemment pénalisant pour la crédibilité (donc l’usage) de Y’a quoi dedans. Sauf, naturellement, à considérer qu’à l’image de “Qui est le moins cher.com” de Leclerc, peu importe l’usage, l’essentiel étant de nourrir une posture de communication plus globale. Ce qui n’est en rien une infamie. Juste du pragmatisme de bon aloi.