Le , par
Si j’étais le patron de… Franprix

FranprixPoulet-BD

Il y a une quinzaine de jours, j’ai passé la journée à travailler dans un Franprix banlieusard. Travailler mais aussi observer les clients et conforter une conviction qui, en apparence, va passer pour du détail aux yeux de nombre d’entre-vous (qui ignorent sans doute que, comme disent les anglo-saxons, « retail is detail »). Donc, si j’étais le patron de Franprix (ce qui n’est évidemment pas à l’ordre du jour / nulle crainte Jean-Paul* !), je… rôtirais davantage les poulets. Ou, à tout le moins, je le testerais.

Le constat d’abord : il est frappant d’observer les clients autour de la rôtissoire. Pour une majorité d’entre-eux (observation et discussion), le critère de choix de la barquette est le « grillé » du poulet. Et (ici à Nogent-sur-Marne comme dans tous les Franprix ou je me suis « amusé » à faire cette analyse), le client cherche le… plus grillé. Rarement le moins. D’ailleurs, pour vous livrer une part de mon intimité, moi aussi ! En clair, Franprix pourrait pousser un peu le bouton de la rôtissoire pour griller davantage ses poulets (en outre, la tentation existe dans certains magasins d’accélérer la dernière tournée pour anticiper le nettoyage de la machine). Donc, Jean-Paul, si t’es joueur, sépare le réseau Franprix en 2 lots de magasins. Rajoute 10 mn de cuisson à la moitié des points de vente (en imposant un respect absolu du temps). Et on regarde l’évolution des ventes dans 6 mois histoire de le faire de manière scientifiquement robuste. Tu joues ?

* Jean-Paul Mochet est le patron de Franprix