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La perméabilité des marchés par l’exemple

ProsNoël1Ceux qui m’ont déjà “subi” en conférence (ou qui suivent attentivement ici) connaissent l’analyse. Pour les autres, je reformule en quelques lignes. Confrontées à une flatitude de la consommation, les enseignes n’ont d’autre choix aujourd’hui que de regarder ce que j’appelle “le marché d’à-côté”. En clair, des catégories de produits connexes à leur cœur de marché et sur lesquelles elles ne sont pas totalement illégitimes ! Parmi les exemples que j’affectionne : Zara qui vend du parfum (les deux univers textile et parfum ne sont pas si éloignés), Picard du vin ou Ikea de la robinetterie (initiative 2018). Voilà pour le concept de “perméabilité des marchés” et sa conséquence : le déplacement (même si c’est à la marge) d’une partie des volumes. Pour être direct : la bouteille de vin que je vais acheter chez Picard ce soir échappera donc à Nicolas, le caviste peut-être implanté à quelques mètres. 

Aujourd’hui, deux nouveaux exemples, arrivés concomitamment dans ma boîte-aux-lettres. D’abord la foire aux vins Gamm vert. Depuis quelques années, Gamm vert s’est diversifié et propose en permanence une offre (plus ou moins large) de vins. Logique qu’une Foire aux vins débarque. Par contre, petit conseil à Gamm vert. L’an prochain, essayez quand même de passer avant ceux qui sont plus légitimes que vous sur cette opération ! Là, c’est un peu tard.

Autre exemple, toujours en distribution rurale : Lysadis, qui me propose son prospectus jouets. Eloigné de son cœur de marché de libre-service agricole ? Point du tout… Lysadis a sélectionné des jouets agricoles. Et, là encore, le tracteur ou la ferme acheté chez Lysadis ne le sera pas chez Picwic ou King Jouet. Ce qui revient à dire qu’en la circonstance Lysadis est concurrent de King Jouet. Comme Picard de Nicolas. 

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