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SAMEDI CONSO : mon carnet (retail mais pas que…) de la semaine

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SAMEDI CONSO : l’occasion de revenir sur la semaine, en totale liberté comme toujours… Et tant pis si ça pique !

 

 

SAMEDI

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Toujours de l’autre côté de l’Atlantique à l’occasion du salon NRF (dit « The Big Show ») à New-York. Comme les « vrais » magasins m’intéressent au moins autant que les flagships de Manhattan, direction le Connecticut et le New-Jersey. Chez Trader Joe’s, ce beurre est une caricature de l’antagonisme classique entre sur-promesse (marketing) et réglementation. Donc, ici, deux messages pour les clients. Aussi opposés que noir et blanc, ordre et contre-ordre ! Premier message (la promesse) : le lait provient d’élevages n’utilisant pas d’hormones (« our cows just say nooooooo »). Second message (la précision réglementaire) : « il n’y a pas de différence significative entre le lait provenant de vaches traitées aux hormones et les autres ». Donc l’engagement de vaches non hormonées n’apporte rien au produit. Me voilà bien avancé…

 

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Chez Wegmans, l’enseigne préférée des Américains. Wegmans ne fait pas les choses à moitié. Les salades y sont vendues encore… vivantes. Et n’en déplaise à ceux qui pensent le contraire, la vie (des salades) a bien… un prix. Comptez 2,50 $.

 

 

DIMANCHE

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Tradition solidement ancrée, le retail français se donne rendez-vous tous les seconds dimanches de l’année à New-York pour le salon NRF. Et comme tout le monde visite à peu près les mêmes nouveaux magasins (journalistes, consultants, retailers), les rencontres impromptues sont tout sauf improbables. L’occasion de présenter l’équipe Editions Dauvers, tombée nez-à-nez chez Amazon 4 star avec une partie de la délégation Intermarché (ici Stéphane Sinopoli, l’adhérent Clichy et patron des achats non-marchands pour l’enseigne). Donc, de gauche à droite, mes 3 associés : Florence Taillefer, Caroline Bazin et Jean-Philippe Gallet. On pourra nous reprocher beaucoup mais pas l’absence de parité ;-)

 

 

LUNDI

Dentasstix 

Retour en France. Avant d’embarquer pour de longues heures de vol, ma moitié, probablement soucieuse de m’occuper l’esprit, me soumet cette promo Leclerc avec une question toute simple : « Légale ou pas légale ?, t’as le temps du vol pour me répondre ! ». Ah la vache… Parce que je suis consciencieux (mais aussi parce que j’ai le temps !), je prends tous les éléments, un par un. Le niveau de remise, déjà. 34 % en apparence mais davantage en réalité. Car le prix de départ pour calculer la réalité de la remise est supérieur en fond de rayon : 6,28 € vs 5,85 €. Donc le bénéfice client atteint 38 %. Au-delà de la limite des 34 %. Mais j’en ai pas terminé, ça tombe bien le vol est long… Le produit est-il en fait vraiment concerné ? Et là, ça se complique… Le petfood est bien dans le champ d’application de l’ordonnance EGA mais pas l’hygiène. Reste donc à savoir si DentaStix est davantage un « biscuit » ainsi que décrit ou un « dentifrice pour chien » ainsi que l’usage le laisse à penser… ??? Chérie, t’as vraiment pas d’autres jeux parce que c’lui là il me prend un peu la tête ?

 

MARDI

 Mercredi

Chez Cora, on n’est pas les plus gros mais on a des idées. En fin d’année, l’hyper de Lens avait déjà testé le retrait des commandes drives au café du coin et chez le disquaire (revoir ici). A Verdun, l’enseigne va bien plus loin encore. Outre l’hyper : 6 points de retrait. Une maison de la presse, une brasserie, un bureau de tabac ou encore une… mairie. La morale ? Si le client ne vient plus à toi, va donc au client !

 

 

MERCREDI

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Pour bien se remettre dans le retail français, rien de tel qu’une plongée chez Action, sans aucun doute l’enseigne dont la croissance aura été la plus forte en 2018 (uniquement sur le PGC, Kantar annonce + 40 %). J’ai l’impression d’être parti deux mois aux Etats-Unis : les chocolats de Pâques sont déjà installés. Je vérifie la date. 15 janvier.

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Action est réputé pour ses prix en PGC. Plus agressifs que ceux des hypers, par la grâce de flux d’importation bien organisés. Mais toute règle a ses exceptions. A l’œil, ce Nesquik 500 g à 2,79 € me semble déphasé. Direction Market avec lequel Action partage son parking. Banco. 2,30 €. De deux choses l’une : où Action s’est oublié, ou Market est allé bien trop loin dans la baisse de prix entamée au printemps dernier… Ok, je provoque ;-)

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Market encore. Promis, la prochaine fois que je passe à Massy, je laisse un Bescherelle au service concept. #COD.

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Market toujours. Le cross-merchandising (et ces bougies feu d’artifice) ne laisse aucun doute… Bienvenue au rayon « boissons de fête ». J’hésite juste entre une bouteille de champagne et une de Villageoise. Un avis ?

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JEUDI

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A Marseille, sur la Canebière. Monoprix drague large. Bourgeois et « prolos ». Aux uns, la promo sur le caviar (parce qu’on a beau être blindé, personne ne refuse le principe d’une remise) ; aux autres les « prix cassés » sur les produits « essentiels ». Probablement pas le caviar.

 

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Hasard du surf sur la toile. Ces Air Max1 Grass Sneaker (qui mériteraient leur place un 1er avril). Des chaussures recouvertes de pelouse. Pour ceux qui veulent courir sur tapis mais les pieds dans l’herbe ? Ou pour la mascotte Cetelem ?

 

VENDREDI

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A Paris. Chez Auchan, je guette systématiquement les « avant/après » sur les MDD. Parce que l’exemple est formidablement révélateur de la direction prise par l’enseigne pour ses propres gammes. Une image suffit.

 

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Auchan toujours. Les chocolats de Noël occupent encore la place. Pour la libérer, rien de tel qu’une promotion… « exceptionnelle ». – 30 %. Bof. Plus légale qu’exceptionnelle la promo. Mais c’est déjà son mérite.