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Plaidoyer pour la symétrie des informations d’origine

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Après la notation sociétale sociétale (revoir ici), nouveau plaidoyer aujourd’hui pour… la symétrie des informations d’origine. En apparence, un concept peut-être abscons mais finalement assez simple à résumer : pourquoi les marques ne communiquent-elles de manière visible sur l’origine de leurs matières premières que lorsqu’elle (l’origine) est française ? Ben oui, pourquoi ? Tout simplement parce que rien n’oblige à le faire avec emphase si le porc du sandwich est espagnol ou le poulet du plat cuisiné polonais. Ce qui… se comprend. J’imagine d’ici Marie, Fleury Michon, Daunat ou Sodebo soulignant leurs recettes d’un “au bon poulet polonais“. Non !, effectivement, ça le fait pas. Pourtant, l’indication de l’origine est un élément auquel le client est sensible et qui – si ladite origine était visible lorsqu’elle n’est pas française – serait même de nature à modifier la demande conso. Ce qui soutiendrait mécaniquement les prix des matières premières made in France (puisque la demande progresserait).

Aussi, je suggère publiquement aux associations, syndicats et autres corporations d’industriels d’envisager une charte d’auto-régulation du marketing de l’origine. Non pas pour l’empêcher, évidemment. Mais pour rendre l’information… “symétrique”, quelle que soit l’origine.

Exemple ici avec Mix Buffet (que je ne prends évidemment pas en grippe particulière mais en illustration générale / ceci pour éviter un courroux inutile !). Certaines salades sont élaborées avec du poulet français d’autres avec du poulet… tout court. Vous voyez la nuance ? Avec un engagement collectif sur la « symétrie des informations d’origine », un industriel souhaitant cultiver l’origine hexagonale de certaines de ses matières premières s’engagerait au même niveau de transparence (jusque dans l’impact visuel sur ses packs) sur la totalité de ses produits. Et, ce, que le poulet soit français ou polonais, le porc breton ou allemand, etc. Ce qui, automatiquement, modifierait certains de leurs approvisionnements. Si un tel engagement était soutenu par l’ensemble des institutions représentatives du tissu industriel agroalimentaire, l’effet serait perceptible. Et l’utilité de ces organisations bien réelle, en tous les cas pour la cause derrière laquelle elles s’abritent souvent : les agriculteurs.

 

NB : chers Richard Girardot (ANIA), Dominique Amirault (FEEF), Richard Panquiault (ILEC) et Jacques Creyssel (FCD), je vous sollicite ainsi publiquement. Je le ferai dans les prochains jours de manière plus particulière. Et je ne manquerai pas de tenir informés tous ceux qui passent ici (103 000 lecteurs uniques par mois / chiffres réels) des réponses que vous voudrez bien apporter à cette idée, au demeurant tout à fait amendable pour la rendre opérationnelle. Car l’essentiel n’est évidemment pas la paternité de l’idée mais bien sa mise en œuvre sous une forme ou sous une autre au bénéfice de la production agricole française (et de ce qu’on appelle la compétitivité hors- coûts). 

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