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Bio : le soufflé retombera. Forcément !

Cotedor

Une vague, une déferlante, etc. Impossible ou presque aujourd’hui pour une marque de grande conso de ne pas envisager une déclinaison bio. Mousline, Carte d’Or, Knorr, Côte d’Or, William Saurin, Chocapic, Maizena, Tropicana, toutes ces signatures (entre autres of course) y sont déjà passées. Pour les industriels, c’est la perspective d’un marché en croissance alors que les PGC en hypers/supers reculent en volumes année après année. Pour les enseignes, c’est l’occasion de doper le chiffre d’affaires à la ligne (un produit bio sera toujours plus coûteux que son équivalent conventionnel) et d’améliorer l’ordinaire en termes de marge.

Voilà pour les attendus… Reste à savoir jusqu’à quel niveau de prix la demande peut suivre et justifier qu’un produit bio puisse occuper une place en linéaires auparavant dédiée à une référence non bio… Là, dans ce rayon tablettes de chocolat, on a dépassé l’entendement. 2 facings pour le produit conventionnel, autant pour la déclinaison bio, pourtant proposée… 2 fois plus chère. Qui peut croire décemment à des rotations comparables ? Pas moi ! Pour l’heure, les comptes n’ont pas été faits. Ils le seront. Les premières études sur la réalité des rotations du bio arriveront bientôt. Nul besoin d’être informé pour en connaître les résultats… Le soufflé retombera. L’enthousiasme des marques en prendra un coup et l’arbitrage des enseignes sera plus rationnel.

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