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Et si la proximité avait atteint son plafond de verre…

 

Proxi

Mauvaise année pour la proximité ! Habitué à de fortes croissances, le circuit est en recul en 2019. A la fois en chiffre d’affaires (– 0,7 %) et en nombre d’articles (– 2,5 %), signe d’un déficit d’attractivité.

> Année après année, la proximité accumulait les succès et les fortes progressions. En 2016 par exemple, les ventes s’envolaient de 7,2 % lorsque le chiffre d’affaires cumulé de l’ensemble des circuits reculait de 0,4 % selon Nielsen. Autant dire que la proxi était alors le bon élève de la classe.

> Depuis, les progressions se sont ralenties. Et 2019, à l’heure du bilan, pourrait même se solder par une baisse des ventes. En cause spécifiquement : la proximité urbaine qui recule de près de 2 % (et même – 3,7 % en nombre d’articles). Ce qui ne manque pas d’étonner eu égard aux investissements des enseignes et aux nombreuses études conso évoquant un retour à la proximité.

> Ce « retour à la proximité » laissait à penser que le succès de la proxi s’appuyait avant tout sur une attente avérée des clients pour des magasins plus proches. En clair : que la demande conso était le moteur du circuit. Le bilan de la proxi en 2019 (qui s’inscrit dans un déclin régulier de la croissance depuis trois ans) conduit à imaginer une autre hypothèse…

> Et si le rebond de la proxi ces dernières années était avant tout un phénomène d’offre, davantage que de demande ? Dit autrement : le simple fait de remettre la proximité au goût du jour (nouveaux concepts, nouveaux services, etc.) a « rattrapé » des clients qui l’avaient désertée, mais sans réellement recruter au-delà. Car, finalement, pour espérer séduire largement, la proximité a tout de même deux handicaps : un choix plus faible et, surtout, un tarifaire stratosphérique. Ce qui est particulièrement vrai pour la proximité urbaine, précisément celle qui souffre actuellement le plus !