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Action cherche des volontaires pour réouvrir (et lance un débat inévitable)

Action

C’est une vidéo difficile à trouver que j’ai révélée samedi via mon fil twitter (et qui a depuis été supprimée !) : le patron d’Action en France, Woulter de Backer, qui annonce son souhait de réouvrir partiellement son réseau. Et qui, pour ce faire, cherche des volontaires. “Nous souhaitons réouvrir une partie de nos magasins, sur la base du volontariat, pour proposer un service minimum et ne commercialiser qu’une partie de notre offre, les produits les plus essentiels“, voilà ce que dit Woulter de Backer dans une vidéo destinée aux salariés. Avant de se faire pressant juste ce qu’il faut pour ne pas franchir la frontière qui sépare le volontariat du coercitif : “Nous espérons sincèrement pouvoir compter sur votre soutien. C’est important pour l’avenir d’Action“. 

Mais le DG d’Action franchit néanmoins une autre frontière : celle qui sépare les magasins demeurés ouverts et… les autres, dont Action. Débat inévitable, conséquence d’injections contradictoires venues du plus haut niveau de l’État. La France doit à la fois se confiner mais également… travailler. Voilà le trou de souris dans lequel tente de se glisser Action, dont – c’est factuel – une partie de l’offre est constituée de produits considérés comme essentiels : épicerie et produits d’hygiène. Une fraction minime de l’assortiment néanmoins. Evoquant une réouverture “partielle”, Woulter de Backer s’imagine-t-il condamner les trois quarts des allées de ses magasins pour ne laisser accessible que l’offre essentielle ? Faut connaître l’implantation type d’Action pour en conclure que l’exercice serait ardu. Et si Action parvient à ses fins, comment ne pas imaginer que B&M, Stokomani ou La Foir’Fouille s’en inspirent ? Après tout, eux-aussi, peuvent revendiquer une part d’offre essentielle, même si elle est minime. Sans compter que, dans l’expérience d’achat, ces bazars discount sont souvent… une promenade. Donc autant dire qu’il est très improbable que Woulter de Backer puisse aller au bout de ses rêves. Tout au bout de ses rêves, là… ou la raison s’achève. 

Pour visualiser la vidéo, c’est ici >>