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Le mystère du panier

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La mode est au panier. Toutes les enseignes ou presque y succombent depuis qu’un virus bouleverse nos vies. Il y a une dizaine de jours, Carrefour en a même fait la pierre angulaire de son nouveau service de livraison à domicile baptisé “Les Essentiels“. Au menu : 8 paniers différents, autrement dit des packs thématiques pré-composés par Carrefour. Il y a ainsi des paniers veggie, de la mer, de la terre, pour bébé, pour les chiens, pour les chats, etc. Idem pour Casino avec Uber Eats ou cet Auchan à Noyelles Godault qui propose 4 paniers : famille (4 personnes / 1 semaine / 63,95 €), hygiène (2 adultes / 1 mois / 23,59 €), chat (1 mois / 18,64 €), chien (1 mois / 17,64 €). A présent, c’est Grand Frais qui passe aussi au panier, avec notamment un panier du primeur (100 % français), un panier du crémier et un panier du fromager. Pour le client, l’avantage mis en exergue est une forme de praticité puisque le panier est déjà composé, ce à quoi à se rajoute un (léger) bénéfice prix : pour le panier du crémier à 10 €, la somme des composants atteint 10,44 €, pas de quoi se relever la nuit quand même. En revanche, le panier traîne un lourd inconvénient : il est de facto une contrainte. Contrainte des produits à acheter, contrainte des quantités. Or pour qui regarde le commerce avec une pointe de “socio” à l’intérieur (ce que j’ai toujours revendiqué de faire), la contrainte est l’antithèse du commerce contemporain. Qui aime la contrainte ? Personne ! Voilà pourquoi, à mes yeux, cet emballement pour les paniers est… un mystère. 

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