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En passant par Villebon…

GS OD

Passage chez Costco à Villebon jeudi. Discussion au temps du covid19 avec Gary Swindells, président de Costco France. Toujours à un mètre de distance. Sauf au niveau des pieds !

 

La journée la plus mémorable ?

Aucune hésitation : le lundi 16 mars, la veille du confinement. Je n’avais jamais connu ça. Il y avait une espèce de folie dans tout le magasin. Et sur certains produits comme le papier-toilette, les palettes n’arrivaient même pas à leur emplacement. Elles étaient prises d’assaut par les clients, vidées entre la zone de réception et le rayon. A chaque caisse, pour accélérer le flux clients, il y avait deux employés supplémentaires : l’un pour aider le client à sortir ses achats, l’autre pour ensacher. Et malgré tout, c’était la folie en caisses ! 

 

Ce lundi 16, la plus importante journée de l’histoire de Costco en France ?

En fréquentation, oui, mais pas en niveau de vente. Black Friday demeure plus fort car le prix moyen de l’article est bien supérieur. En fait, depuis la crise, le mix-produit a changé. Auparavant, nous étions à 60/65 % d’alimentaire. Désormais, c’est plutôt 80 / 85 %. 

 

Une journée ordinaire pour le patron de Costco en France ?

Ici, à Villebon ! C’est important que les équipes du magasin sentent que nous sommes là. Avec eux. Alors concrètement, jusqu’à 10 heures, c’est au bureau. Puis, à 10 h, les « marches de plancher », ce que vous appelez un « tour de magasin » ! Et à 16 h, comme un rituel, un call avec le siège de Costco à Seattle.

  

L’absentéisme ?

Finalement assez faible. Sur les 296 collaborateurs, nous sommes à environ 5 % d’absents. Sans doute car nous sommes une entreprise jeune, nous avons recruté beaucoup de jeunes ! Avec probablement moins de charge de famille qu’ailleurs.

  

Comme ailleurs, baisse du trafic et hausse du panier ?

Comme ailleurs ! Depuis le début du confinement, le trafic recule de 15 % et le panier atteint désormais en moyenne 190 €, c’est-à-dire le niveau habituel du samedi.

  

Comme ailleurs, Costco et ses 14 000 m2 victime du désamour des grandes surfaces ?

Le mouvement est moins marqué. Nous avons eu des semaines positives, d’autres négatives. Comparé à d’autres, nous avons un avantage : notre offre est courte, les quantités disponibles par produit sont importantes. Et les ruptures sont rares. Pour la farine, on est bon ! On vient de recevoir 26 palettes. Et le prochain camion arrive dans 4 jours.