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Auchan invente le drive light pour ses supermarchés

AuchanDriveLight

Encore une initiative sur le terrain du e-commerce alimentaire ! Cette fois-ci, après Carrefour (et la multiplication du nombre de ses canaux marchands, voir ici) ou Casino (qui a déployé une solution pour ses plus petits magasins Vival et Spar), voici donc Auchan qui invente ce que l’on pourrait qualifier de “drive light”. Light, car l’offre est ultra-essentialisée : 370 à 380 références, très centrée sur la MDD (40 % de l’assortiment). Et light, au regard du process de retrait : pas de borne, pas de piste, c’est au client de se rendre à l’accueil du magasin. D’ailleurs, dans la sémantique, Auchan prend soigneusement garde de ne pas utiliser le mot “drive”, lui préférant “Le click&collect Essentiels”.

Avec l’ouverture aujourd’hui de 7 nouveaux magasins, il y a 64 points de vente qui proposent le service. Pour la majorité, il s’agit d’Auchan Supermarchés auxquels se rajoutent une poignée d’hypers qui n’avaient pas de véritable drive. Dans tous les cas, un service pour les clients dont il est manifeste qu’une part veulent désormais s’éviter de parcourir les allées des magasins. Et pour Auchan une façon rapide d’y répondre. Limiter l’offre le permet, en simplifiant le picking (dont une part peut même s’effectuer en réserve). Mais c’est aussi… risqué. Difficile de contenter tous les clients avec 350 références. Adepte de Danette caramel ? Raté, faudra faire avec vanille ou chocolat. De gourdes Pompotes ? Pas mieux, c’est la MDD ou rien ! De lait maternisé Guigoz ? Mauvaise pioche, ça sera Gallia. Vous aimez le miel ? Encore perdu. Mais, après tout, avec la “promesse” essentialisée, les clients savent à l’avance à quoi s’en tenir. En revanche, plus surprenant : les “frais d’ensachage” de 20 centimes. Si vous me trouvez celui (ou celle, pas de misogynie) qui a imaginé ces frais, curieux d’échanger sur l’intérêt de parasiter l’image d’un nouveau service plutôt malin par un gain aussi modique.