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Pourquoi j’ai postulé au conseil d’administration de C’est qui le patron ?

CQLP

C’est officiel depuis cet après-midi : je suis candidat pour intégrer le conseil d’administration de La Société des Consommateurs (plus connue pour sa démarche “C’est qui le patron”). En mars, la coopérative dont je suis sociétaire depuis quelques années, avait ouvert deux nouveaux sièges d’administrateurs et appelé à candidatures. Ce que j’ai donc fait comme 16 autres sociétaires. Dans le process (forcément très participatif !), les membres de la coopérative étaient ensuite invités à se prononcer sur TOUS les candidats, l’objectif étant de faire émerger les deux “préférés” (et non pas juste de laisser le conseil coopter “ses” candidats). Ce qui est en soi une forme d’avancée démocratique. 

Me voilà donc à présent dans l’antichambre. Et m’oblige à quelques explications sur le pourquoi de cet engagement. D’abord, j’ai toujours eu une sympathie affichée pour la démarche CQLP et celui qui l’incarne, Nicolas Chabanne. Mais ça ne justifie pas un engagement. La raison est plus fondamentale : depuis longtemps, je considère que dans une économie de surcapacité (à la différence d’une économie de pénurie), le pouvoir est au consommateur. Un bac + 18 en économie ne dirait pas autrement. Et que ce pouvoir, pour être utile, doit être organisé, canalisé, etc. C’est dans ce même esprit que, l’an dernier, suite aux travaux du Think Tank AgriAgro des Echos que je dirige et avec l’aide précieuse de ma moitié, j’ai initié et porté la démarche #BalanceTonOrigine. La démarche est certes différente dans la forme de C’est qui le Patron. Mais elle s’appuie sur les mêmes ressorts : donner aux consommateurs des leviers pour exercer leur pouvoir et, ce faisant, avoir un effet économique sur la filière agri/agro. En ce sens, participer plus activement à la démarche C’est qui le Patron me semblait être une évidence. Et que je n’avais surtout pas à le cacher ! Avoir des convictions, les assumer publiquement et les pousser (parfois contre les esprits chagrins ou corporatistes), n’a jamais disqualifié un homme, bien au contraire. Voilà pourquoi, si le conseil d’administration de C’est qui le Patron le confirme, j’ai hâte d’apporter ma pierre à cet édifice consumériste.