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E-commerce, le nouveau dada des enseignes Bio

2020-06-ecommerce

Longtemps, les enseignes spécialisées bio ne juraient que par leurs magasins physiques, arguant que leurs clients (soi-disant différents des autres) voulaient vivre le bio jusqu’à fouler le carrelage. A l’exception de Naturalia, toutes ont donc tardé à s’engager dans la vente en ligne.  Mais ça, c’était avant. A présent, le e-commerce est le nouveau cheval de bataille des enseignes bio. Outre Bio C’ Bon, Biocoop a récemment lancé son service de click & collect et est en pleine phase de déploiement. Les Comptoirs de la Bio testent depuis fin mai ce service dans le magasin historique de Montauban et proposeront le C&C ET la livraison sur l’ensemble du territoire national dans le courant de l’été. Plusieurs raisons expliquent ce revirement. D’abord, le consommateur d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui, plus infidèle et fréquentant autant de points de vente différents que d’envies. La fragmentation est une réalité dans laquelle les enseignes bio sont elles aussi plongées. Ensuite, il y a l’essor des pure-players (Greenweez, La Fourche, Aurore Market, etc.) qui promettent des prix attractifs moyennant un abonnement annuel et captent évidemment une part des consommateurs. Enfin parce que la crise du Covid-19 a considérablement accéléré le développement du e-commerce alimentaire en général et qu’il est désormais impensable de ne pas en être ! L’an dernier, les ventes en ligne de Naturalia ont ainsi augmenté de 24 %, un rythme deux fois supérieur à celui de l’enseigne… et les ventes pendant le confinement ont été multipliées par 5. Quant au drive du Naturalia Marché Bio de Brétigny sur Orge, son CA a explosé passant de 1 % du magasin avant la crise à plus de 3 % depuis fin avril. OK, c’est toujours modeste mais la direction du vent est clairement indiquée !