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Ask & Collect : et si l’hypocrisie (manifeste) arrangeait tout le monde… ?

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Les rayons sont donc fermés mais… pas totalement quand même ! La semaine dernière, déjà, grimé en Père Noël, j’avais décortiqué le parcours client “Ask & Collect” imaginé par Carrefour (revoir ici). Sacrément fluide (vu les circonstances) mais évidemment… “border line”, rapport aux instructions gouvernementales. A mots plus ou moins couverts, plusieurs enseignes m’avaient expliqué – pour ne pas dire reprocher – de donner tant d’emphase à un démarche qu’elles jugeaient du mauvais côté de la ligne entre l’interdit et l’autorisé. Depuis, l’évidence s’impose : le “border-line” est courant. Prenez cette parfumerie (que je dénoncerai pas mais j’ai la photo pour qui en doute) dont la porte est transformée en comptoir de retrait devant lequel je surprends une cliente un bandelette de test en main… Vous m’avez compris, on faisait plus que retirer des commandes à distance ici… 

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Hier, c’était dans un Leclerc francilien (ci-dessus et ci-dessous). Là encore, rayons officiellement “fermés”. Mais, partout, des clients. Particularité : tous avaient un bon de commande ou bon de réservation en mains pour une “vente à distance par correspondance” (ne rigolez pas, c’est sérieux). Ni une ni deux, j’ai aussi participé à cette chasse au trésor. Règle du jeu assez simple : noter les références de l’article, rapporter le bon de commande au point dédié en arrière caisses et, quelques minutes plus tard, le produit est… “livré”. Totale hypocrisie évidemment. Mais qui a des vertus néanmoins : la règle est – en apparence – respectée et les ventes pas totalement condamnées. Et si cette hypocrisie n’était finalement que la traduction commerciale du “en même temps” d’Emmanuel Macron ? Suis pas loin de le penser… 

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