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L’Allemand Gorillas se joint à l’embouteillage du “quick commerce” (en se lançant à Paris)

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Je l’avais révélé via mon fil Twitter (@Dauvers70) : l’Allemand Gorillas, spécialisé dans ce qu’il est convenu d’appeler le Quick-Commerce (la livraison de courses alimentaires du quotidien en moins de 30 mn), avait lancé le recrutement de son équipe parisienne, signe avant-coureur de son lancement dans la capitale. C’est donc fait depuis ce week-end. Gorillas a ouvert un premier mini-entrepôt à Bastille, d’où partent des livreurs en vélo pour tenir la promesse de… 10 mn (autant dire que si vous habitez Gare du Nord ou Montparnasse, vous oubliez dans l’immédiat). Dans l’offre de Gorillas (parce que j’ai compté à la mano of course !), 1 178 réfs très précisément, couvrant peu ou prou toutes les catégories d’un magasin de proximité (via des marques nationales quasi-exclusivement) : fruits et légumes (36 réfs.), épicerie sucrée (145), surgelés (39), hygiène-beauté (102), spiritueux (60), vins/bières/champagnes (60), bébé (75), etc. Le tout sur la base d’un tarifaire à l’indice 130 (vs 100 moyenne nationale), autant dire pas totalement absurde comparé au Franprix de quartier (mais comptez sur moi pour checker ça de plus près !). Ce à quoi se rajoutent des frais de livraison de 1,80 €. Une nuance à ce tarifaire pas trop “déconnant” : les fruits et légumes où, là, ça débloque plein tube. Et dans les deux sens : 7 € la barquette de 250 g de fraises et… 0,90 € le choux-fleur (j’ai bien eu peur de n’avoir qu’une fleurette pour ce prix là). 

Après Frichti, Kol et Cajoo, Gorillas n’est finalement que le 4e d’une longue série si j’en juge par le nombre de start-up en cours de recrutement (voir ci-dessous), chacune promettant une livraison en moins de 30 mn. Une telle effervescence, même alimentée par des levées de fonds en série, ne garantit pas un marché d’une taille conséquente. Qu’il existe des besoins ponctuels à assouvir dans l’instant ou presque est entendable. Mais qu’ils soient fréquents (et importants) au point de justifier une dizaine d’acteurs est une utopie. Douce, l’utopie. Mais utopie. 

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