
Publication cet après-midi des résultats de la P2 par NielsenIQ. En tête d’affiche, Leclerc et les U. + 0,5 pt chacun. Mais les situations sont différentes. Sans minimiser leur croissance régulière, les U profitent avant tout d’un effet de parc positif. D’ailleurs, selon NielsenIQ, le nombre d’acheteurs est en hausse de près de 11 % chez U. C’est mécanique dès qu’il y a de nouveaux magasins (Schiever notamment). Pour Leclerc, l’effet de parc ne joue pas, ou peu. Autant dire que l’explication au bond de 0,5 pt est d’abord à chercher dans l’attractivité de l’enseigne. Ce qui donne toute sa saveur à la performance. Et comme l’attention aux étiquettes ne va pas mollir dans les semaines qui viennent, il y a une forme de boulevard qui s’ouvre devant Leclerc avec la flambée des carburants et le besoin de compenser sur le plein de courses l’inflation du plein d’essence.
A l’inverse, aucune amélioration chez Auchan. Encore – 0,5 pt. C’est la quatrième période consécutive. La perte de Schiever l’explique pour partie, mais pas que. La dynamique commerciale est forcément pénalisée par le coup de frein promo (que j’avais révélé dès mai dernier ici). Il est assez probable que la tentation de “remettre” de la promo va vite revenir chez Auchan. Parce que je suis joueur (et que j’accepte donc de perdre), je prends le pari.





Je viens finir le travail…
Leclerc et U à fond la caisse (enregistreuse), Auchan cale (Hambourg)
Et Franprix, Monoprix et Casino creusent (toujours)
J’ajouterai performance encourageante pour Groupe Carrefour, ça mérite d’être signalé (lié à de la promo ?) et décevante pour ITM… malgré les promos type bons d’achats. Il n’y a bien sûr pas que la promo pour expliquer le dynamisme ou l’inverse !
Aldi gagne des parts de marché depuis 1 an mais veut quitter la France
Dans quelle mesure une hausse tarifaire peut aider une enseigne à gagner des PDM mécaniquement ? Si ma mémoire est bonne, Leclerc, Super U en tête étaient les enseignes qui avaient le plus augmentées leur tarif en attendant la fin des négociations commerciales.
A l’inverse, une enseigne comme Intermarche, très rupturée du fait de ses négociations commerciales doit forcément perdre des parts de marché faute de marchandises à vendre (JDE, Maggi, Heinz, Nestlé, Ferrero/Nutella/Delacre, Android, Red Bull, Lactel/Galbani. Et sûrement d’autres.
Ex : 1% de hausse tarifaire quand on pèse 20% de PDM, ne pèse pas autant que 1% de hausse tarifaire chez un petit player comme Aldi qui pèse 2%. On est bien d’accord !!! Du coup si tout le monde passe la même inflation, 1% par exemple, Leclerc engrangera mécaniquement une hausse de PDM supérieure à Casino dernier de la classe.