
Dans l’imaginaire collectif, non, les prix ne rebaissent jamais après avoir explosé. Le débat est d’ailleurs d’actualité avec les prix des carburants. Et chacun y voit ce qu’il veut, notamment en fonction de l’échelle de temps. D’où l’intérêt de prendre du recul. Ce que je fais donc aujourd’hui avec l’huile de tournesol. Souvenez-vous : printemps 2022, déclenchement de la guerre en Ukraine, l’un des principaux pays producteurs. Approvisionnements rendus difficiles, pénuries, cours qui s’envolent, ce à quoi s’ajoute l’inévitable spéculation entretenue par ceux qui disposent de quelques réserves mais qui les conservent précieusement le temps que les prix s’emballent davantage encore. Hélas classique.
Résultat : d’un prix courant avant crise autour de 1,60 € pour les entrées de gamme (là où la matière première pèse le plus), la bouteille d’un litre atteint 3,40 € un an plus tard. Les acteurs économiques trouvent ensuite des alternatives et les prix se détendent. Sans doute trop lentement aux yeux des plus pressés, mais les faits sont là. Quatre ans plus tard, l’huile Top Budget est aujourd’hui à 1,68 € sur les gondoles d’Intermarché. A comparer à 1,59 € avant la guerre en Ukraine. Soit 6 % d’inflation (seulement) en 4 ans, alors que, sur la période, le Smic s’est apprécié de 16 %. Donc, en relatif, le prix de la bouteille Top Budget a même baissé.
NB : je reviens plus tard avec la même étude mais sur un autre produit, le chocolat !




