
Carrefour a fait de l’innovation produits une aspérité commerciale. D’abord, il y a une forme de frénésie (prise au sens positif du terme) à négocier le maximum d’exclusivités avec les fournisseurs. Ensuite, il y a même une place sanctuarisée en magasins pour les innos : en hypers, c’est la première TG à gauche dans l’allée centrale, au croisement de la “pénétrante”. Le résultat est d’ailleurs spectaculaire : sur les innos, Carrefour détient plus de 40 % de part de marché (pas loin du double de sa part de marché tous produits).
Nouvelle initiative aujourd’hui avec FoodMeUp : selon l’enseigne, “le premier concours de start-up consacré à l’innovation produit autour du « Mieux Manger » et du « Prêt à Manger »“. Dans deux catégories (le mieux manger et le prêt à manger), Carrefour se propose de repérer deux projets innovants et de leur offrir la plus grande exposition commerciale possible avec les magasins (physiques) et le site e-commerce sur le premier semestre 2027. Deux étapes à passer : la pré-sélection en septembre qui déterminera 8 dossiers dont les porteurs de projets devront pitcher devant quelques “pointures” du groupe (Hervé Daudin, Caroline Dassié, Bertrand Swiderski, Benoît Soury, etc.) et quelques personnalités externes. Si, dans le quota personnalités externes ET à vestes à fleurs, il reste une place, suis candidat et prêt à pitcher devant le jury du jury !





“Overdose” d’anglais !
Carrefour ferait mieux de franchiser l’intégralité de son parc de magasin et de décentraliser son organisation avant de développer des programmes comme “act for food” ou “foodmeup”, c’est-à-dire laisser chaque propriétaire ou directeur de magasin décider de l’agencement de celui-ci et traiter avec les fournisseurs locaux sans avoir besoin de l’aval des technocrates du siège. Le commerce intégré ne fonctionne plus. Nous ne sommes plus au début des années 1980. Les clients attendent que l’on réponde à leurs demandes, pas que l’on ponde des programmes de marketing.
La franchise, un concept qui était prôné par…Promodès! Ah, cette fameuse fusion ratée entre un groupe qui avait compris le commerce moderne et un groupe qui se pense plus important qu’il ne l’est… (Tant pis si ça pique!)