
Dans l’histoire du retail, Casino laissera une trace extraordinaire, au sens premier du terme : avoir laissé s’enfoncer des hypers au-delà de tous les ratios connus… Une zone où quiconque a quelques notions de commerce pensait tout simplement impossible d’aller : en deçà de 3 000 € de CA par mètre carré. Intenable, surtout quand les loyers (également hérités de l’époque Casino) sont parfois à deux chiffres. Oui oui, à deux chiffres !
Sur la foi d’une étude exclusive paru dans VIGIE GRANDE CONSO (infos ici), Auchan exploite 7 de ces “canards boiteux” à moins de 3 000 € du mètre et 7 autres à moins de 4 000 €. Des magasins auquel il est difficile d’imaginer un avenir. Et, pour certains, que j’ai choisi de visiter. Pour “voir de mes yeux”… Et, au passage, appréhender depuis le carrelage ce que vivent les équipes. Étape 4 (après Montélimar, Valence et Troyes) : Narbonne (11).
Dans ce groupe des “hypers plantés”, Narbonne est une situation intéressante. Sur 6 500 m2, l’hyper a, dans son histoire, dépassé 40 millions avant d’être cédé à Auchan à une quinzaine de millions. Depuis, l’hyper a fortement progressé : environ + 50 % l’an dernier. Cette année, il progresse encore. Lundi, jour de mon passage, les clients ont lâché 66 K€, soit + 9 % (et + 5 % depuis le début de l’année). De fait, l’hyper ne démérite pas : il a l’immense qualité d’être tenu ! Car le problème est ailleurs : dans le taux d’effort (loyer/CA). Car même si le chiffre dépasse 24 M€ en fin d’année, impossible de régler plus de 1,2 million d’euros de loyer selon mes infos sans faire saigner le compte d’ex…














