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Bilan 2025 : les gagnants et les perdants (selon Worldpanel)

Après le bilan de la fin d’année (revoir ici pour la P13), le bilan global de l’année, toujours signé Worldpanel. En haut du tableau d’honneur : Carrefour. A 21,6 %, le groupe s’arroge un point de part de marché supplémentaire, toujours conséquence de la reprise de Cora/Match qui avait été intégrée mi 2024 dans les études, ce qui permet d’avoir un effet bonus sur la part de marché sur deux exercices. En termes de communication, mieux vaut annoncer deux fois une année positive ! Ce dont ne se privera pas Alexandre Bompard début février lors de la présentation des comptes 2025.

Deux autres vainqueurs significatifs : les U et les Mousquetaires, environ un demi-point de progression chacun. Là encore, merci l’effet de parc ! Et la preuve que les acquisitions et/ou les affiliations sont encore la meilleure façon de croître à l’heure d’une consommation atone. Voilà pourquoi tous les “forts” regardent les “faibles” avec gourmandise.

Côté faibles, justement, deux groupes reculent encore, en dépit de leurs espoirs respectifs. Auchan devait croître suite à la reprise d’une part des actifs de Casino. Raté. Casino devait se relancer après nettoyage des comptes. Raté. Une partie des espoirs de relance de Casino porte certes sur des activités non intégrées dans ces études de parts de marché (la petite restauration par exemple), il n’empêche : une réelle relance serait plus convaincante si la part de marché PGC / Frais LS cessait de reculer.

Un commentaire

  1. La messe est dite pour Auchan et pour l’ensemble des enseignes en fin de vie de ce qui reste du groupuscule Casino.
    En ce qui concerne cette dernière entité tchéco-stephanoise, il y a urgence à débrancher le patient pour épargner au maximum les salariés en souffrance qui s’épuisent dans des magasins indignes et des clients captifs (les autres se sont barrés quatre à quatre) qui vont finir sur la paille.

    Parce que dans les grandes villes, notamment en Île-de-France, quand vous avez la moitié de la surface des GMS qui sont des Franprix, Monoprix et autres Vival dans une zone de chalandise, ce sont autant de scories en totale décrépitude avec un indice prix entre 130 et 170 au bas mot qui fausse totalement le marché.

    Avec de tels ”concurrents” et un environnement de fournaise tarifaire, pourquoi un U, un Inter, un Carrefour, un Diagonal ou un G20 feraient des efforts phénoménaux pour se placer simplement à -10 ou -15 % niveau prix ? Se placer sur un indice 115-125 suffit à être perçu comme le moins cher, mais c’est loin de faire les affaires de la population. Très loin. Et c’est bien ça le problème dans un contexte de hausse des coûts de la vie.

    Il est urgentissime alors que l’État et les municipalités se penchent sur cet épineux dossier et imposent une redistribution des cartes qui stimule réellement la concurrence, sauve les salariés et protège les consommateurs.

    Cela passe inévitablement par la disparition des enseignes Franprix, Monoprix ou Vival de nos rues.

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