À la une

En toute logique, les prix du chocolat en rayons devraient baisser, sauf si…

C’est pas pour mettre la pagaille au cœur des négos, mais un peu quand même 🤣. Parce que j’adore faire des infographies, parce que j’adore mettre plusieurs infos en parallèle, parce que j’aime le temps long, etc., voilà donc un cas pratique de lien entre inflation des matières premières et conséquence sur les prix en rayons.

Cas pratique donc : l’envolée des prix du chocolat. En cause, l’inflation (réelle) du cours du cacao sur les marchés mondiaux. Alors que la tonne s’échangeait entre 2 et 3 000 dollars depuis des années, le cours s’est brutalement envolé en 2024. La faute à de mauvaises prévisions de récolte et à la spéculation qui a suivi. Il y un an, le cours dépassait alors les 10 000 dollars. Désormais, la tonne de cacao est à moins de 5 000 dollars (et même plus proche de 4 000 depuis quelques jours). La baisse est régulière depuis le milieu d’année dernière. Et pourtant, le prix en rayon est toujours au plus haut, par exemple 2,36 € pour l’une des références star, Lindt Excellence 70 %. En réalité, c’est encore normal : l’explication réside dans les engagements de long terme des chocolatiers et du temps d’écoulement des stocks. D’ailleurs, la hausse avait aussi été décalée dans le temps. D’octobre 2024 à janvier 2025, le cours avait doublé alors que la tablette était restée stable !

En clair, le statu quo actuel sur les prix est encore explicable. Mais il ne le sera bientôt plus. Pour preuve, les légères baisses que l’on observe sur les MDD et sur les premiers prix (exemple la tablette Top Budget ci-dessous). Mais une grande marque a toujours la tentation de résister à la baisse. Après tout, si le client accepte de payer 2,36 €, pourquoi ne pas continuer ? C’est toujours tentant…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page