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Du mercure dans ma boite de thon ? Petit Navire et la stratégie de la preuve…

Dans mes conférences à dimension “socio”, j’aime à résumer ainsi le besoin de preuves de l’époque : l’ère n’est plus à l’incantation, mais à la démonstration. Dit autrement : affirmer ne suffit plus. Tout le monde affirme ! Les marques, les enseignes, les institutions, les politiques, etc. Bref, l’affirmation, même avec assurance, est désormais insuffisante. Seule la preuve compte.

Illustration aujourd’hui avec l’extraordinaire opération transparence (au sens premier du terme) annoncée par Petit Navire pour répondre aux inquiétudes sur la charge en plomb des conserves de thon. Les clients qui le souhaitent pourront envoyer leur boite de thon à un laboratoire indépendant qui l’analysera. Sous un mois, il recevra le résultat de “ses” analyses et le remboursement de la boite. Voilà qui a deux vertus potentielle : rassurer sur la catégorie ET nourrir la préférence de marque, notamment vis-à-vis des MDD, très présentes sur ce marché. Après tout, une marque qui se propose de faire analyser ce qu’elle vend par un tiers indépendant a-t-elle quelque chose à cacher ? Telle est, en creux, l’ambition de cette campagne qui rappelle l’initiative (déjà vieille) de Fleury Michon sur le surimi. C’était en 2014 et il s’agissait alors d’embarquer des clients sur des navires usines pour découvrir la fabrication du produit. L’opération s’appelait “Venez vérifier” et était donc sacrément en avance sur son temps…

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